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La Chefferie et les Chutes BAPA

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LE POUVOIR DE LA STABILITE ET DE LA RESPONSALISATION : LE «TCHOUE LEN» OU LE «TCHOUE KWO’O»

 CHEZ LES BAPA DE L’OUEST CAMEROUN.

0. INTRODUCTION

Le Bapa de l’ouest-Cameroun vit son éternité à travers sa progéniture. Dès lors, il ne lésine pas sur les moyens à mettre en œuvre pour réaliser son objectif. C’est certainement dans ce sens qu’il faut percevoir le rite du «tchouè len» ou du «tchouè kwo’o». La position assise chez les Bapa est signe de stabilité et de responsabilisation de l’individu. Nous tenterons et essayerons dans les lignes qui suivent de vous faire part de quelques éléments de nos recherches sur ce sujet.

OBJECTIFS SPECIFIQUES : Au terme, le lecteur doit être capable de :

ØDéfinir tchouè len»  et «tchouè kwo’o»

ØÉnumérer les personnes concernées par le rite ;

ØÉnumérer les dons à offrir le rite ;

ØLe rite en lui-même ;

ØLes fruits du rite ;

ØConnaître le sens chrétien de ce rite.

I. HISTORIQUE

Chez les Bapa de l’Ouest –Cameroun, au centre de leur philosophie de vie, il y a la procréation pour la sauvegarde et la protection de la vie, de leur identité et leur Etre. A cet effet, chacun individu doit contribuer à la pérennité de l’Etre Bapa et de la famille en procréant. La tradition, la coutume Bapa met au service de ses citoyens des puissants moyens pour réussir la mission procréatrice et l’entretien de la progéniture entre autres :le«tchouè len» ou le «tchouè kwo’o».  Ce dernier est un moyen d’assurer surtout la stabilité et l’invite à la responsabilisation.

En effet, chez les Bapa, il est interdit à un jeune garçon de s’asseoir sur une chaise en bambou  (len)  s’il n’a pas encore fait le rite. Il en de même de du «kwo’o» (chaise en bois à trois pieds), le jeune ne peut s’asseoir sur cette chaise en bois en publique ou en privé sans avoir fait le rite. Dans les deux cas, il court un risque de sanctions à la fois par les coutumes, par les ancêtres ou les sanctions infligées par les autorités ou les gardiens de la tradition pour non respect ou désobéissance aux coutumes ou à la tradition. Toutefois l’interdit concerne généralement les garçons, les hommes et non les femmes. Néanmoins, les femmes qui reçoivent les titres de notabilité sont dans l’obligation de faire le rite. Il en est de même des femmes qui sont successeurs.

II. DEFINITION

Que signifie  «Tchouè len» ?

«Tchouè»c’est le verbe s’asseoir et

«Len» c’est la chaise en bambou, c’est une chaise de noblesse et de respect de la tradition. C’est une chaise sacrée au village, car c’est  avec la même expression qu’on désigne le placenta appelé «Len-mo’o». Toutefois l’interdit concerne généralement les garçons, les hommes et non les femmes.

«Tchouè len» signifie littéralement s’asseoir sur la chaise en bambou. Mais l’expression «Tchouè len» chez les Bapa signifie un rite,  qui consiste à recevoir du pouvoir à son père et à travers lui, à recevoir le pouvoir de ses ancêtres afin d’être stable, et avoir les moyens en soi-même  pour assumer ses responsabilités de procréation et assurer la continuité de la lignée familiale. Il faut être capable non seulement de procréer mais surtout être capable de rassembler tous les membres de la famille. Voilà le rôle essentiel du rite.

«Kwo’o» c’est une chaiseà trois pieds en bois. C’est chaise de notabilité et de pouvoir. Une chaise de prestige, une chaise qui traduit une élévation du rand social. 

«Tchouè kwo’o»signifie littéralement un rite qui consiste à s’asseoir sur une chaise en bois  mais l’expression «Tchouè kwo’o»  chez les Bapa c’est un rite qui consiste à recevoir un pouvoir de notabilité qui te permet en société et en publique de défendre les valeurs traditionnelles, familiales. Les valeurs de respect, de charité, de rassembleur, de protecteur de la semence humaine, de sauvegarder de l’identité culturelle.

Le rite du «Tchouè len» ou du «tchouè kwo’o»  en général est une philosophie des ancêtres qui vise à transmettre aux membres de la famille capable de procréer, de recevoir le pouvoir de stabilité et de responsabilisation : ce sont deux grandes valeurs indissociables pour assumer la mission d’éternité de l’ancêtre à travers sa progéniture. En ce sens on ne peut assurer cette mission si on n’est pas stable et responsable. Ce pouvoir suscite en l’individu : l’éveil, l’attention, la vision lointaine de l’avenir et finalement crée en lui la maturité humaine, la capacité de voir, juger et agir pour le bien être ou le progrès de la famille, afin qu’elle soit éternelle dans une croissance permanente et dynamique.

III. LES PERSONNES CONCERNEES PAR LE RITE ;

En général  il s’agit d’une affaire entre trois personnes : LE PERE, SON FILS SUCCESSEUR, SA FILLE SUCCESSEUR.   La fille et de son père ; et surtout le premier fils de la fille. Les autres membres de la famille sont également concernés au moment du rituel en tant qu’Assemblée Générale qui approuve et valide le rite. Le père n’est pas nécessairement le géniteur, il s’agit du successeur de la famille.

Le rite se fait également dans d’autres circonstances : par exemple quand un individu qui n’est pas le fils ainé reçoit un titre de notabilité ou quand il devient successeur. Il est obligé de faire le rite. Egalement quand un fils ou une fille du village reçoit une nomination ou une avancé en grade. Cette personne est donc appelée à s’asseoir au milieu des notables, des hautes autorités. D’où l’obligation et la nécessité de faire le rite.

Le chef du village même, pendant son séjour au «la’akem» (retraite d’initiation du chef)  fait le rite d’urgence même si pendant la nuit.

IV. LES DONS A OFFRIR LE RITE ;

A)  Un don à offrir à Dieu et aux ancêtres

1)    Une chèvre ;

2)    Une tine d’huile ;

3)    Un sac de sel.

B)   Les dons à offrir au père de la famille

1)    Une chèvre

2)    Une tine d’huile ;

3)    Un sac de sel ;

C)  Les dons à offrir à la mère de la famille ;

1)    Une tine d’huile ;

2)    Un sac de sel ;

D)  Les dons à offrir aux notables dans la salle du rite (tcheng).

1)    Une chèvre

2)    Une tine d’huile ;

3)    Un sac de sel ;

4)    Un repas spécial appelé «djap san» (couscous mélangé aux légumes avec de l’huile rouge) ; ce repas est à partager aussi à tous les personnes présentes à la cérémonie.

5)    Une grande casserole  de viandes plantains ;

6)    La boisson

7)    Les dons à offrir aux gens de la famille ayant déjà fait le rite

1)    Des tranches de paquets de sel séché emballé dans les feuilles de bananiers ; 

8)    Les dons à offrir aux femmes de la concession ;

1)    Une tine d’huile ;

2)    Un sac de sel

3)    Une grande casserole  de viandes plantains ;

4)    La boisson (minimum un casier)

9)    Les dons à offrir aux enfants de la concession ;

1)    Une tine d’huile ;

2)    Un sac de sel

3)    Une grande casserole  de viandes plantains ;

4)    La boisson (minimum un casier)

5)    Les dons à offrir aux invités

1)    Une grande casserole  de viandes plantains ;

2)    La boisson (minimum un casier)

3)    Et autres repas ;

V. OFFRANDE A DIEU ET AUX ANCETRES

Nous avons cité quelques dons à offrir à Dieu et aux ancêtres. En effet, quelques jours avant le rite proprement dit, une chèvre, une tine d’huile et un sac de sel sont offerts à Dieu et aux ancêtres.

 Comment cela se passe-t-il ?

La cérémonie d’offrande est un acte de sacrifice de la chèvre à Dieu et aux ancêtres. On commence par une propreté générale des lieux.

On distingue alors deux lieux :

Le sacrifice de Dieu est offert aux pieds de l’arbre. Dans chaque grande concession familiale à Bapa il y a au moins 3 grands lieux sacrés ou sanctuaire de Dieu. Au centre de la concession, à l’entrée principale de la concession (au Nord)  et à la sortie concession (au Sud). Ces trois lieux signifient : Dieu protecteur contre les forces du mal, des membres de la famille de l’entrée à la sortie de la concession ; et au centre de la famille signifie Dieu au cœur de la famille, au centre de la vie familiale.

Le sacrifice des ancêtres est offert sur le crâne des ancêtres ;

En effet, quand les ancêtres décèdent, quelques années après, au mieux, au moment opportun, leurs crânes sont déterrées et enterrés dans la grande salle de la famille appelée : «tchen» ; pourquoi ? Afin qu’ils continuent à vivre véritable non seulement dans la maison familiale, mais qu’il ne pleuve plus sur eux.

Alors comment se passe ou se célèbre le sacrifice ?

Après la propreté des lieux disais-je, le cérémoniaire –sacrificateur, en présence des candidats prend la parole pour annoncer à Dieu et après aux ancêtres à chaque lieu respectif, l’objet du sacrifice qui a lieu en ces termes : « Dieu, nous venons te présenter ton enfant X qui veut s’asseoir sur le tabouret et la chaise. Accorde-lui la force de la stabilité et de la responsabilisation pour élever, pour éduquer, pour rassembler, pour unir tous les enfants que tu placeras sous sa responsabilité ou lui confieras. Qu’il ou qu’elle veille efficacement sur la progéniture de la famille, qu’aucune force du mal ne le ou la détourne de sa mission de sauvegarder de notre descendance familiale et l’unité de tous ses membres. ».

De même aux ancêtres dans la grande salle, il dit : «Chers ancêtres, nous venons présenter votre enfant X qui veut s’asseoir sur le tabouret et la chaise. Intercédez au près de Dieu et veillez à ce que cet enfant ait la force de la stabilité et de la responsabilisation pour élever, pour éduquer, pour rassembler, pour unir votre progéniture afin que votre famille croisse comme l’herbe rampante, l’herbe de la croissance et du développement…qu’il ou qu’elle soit fidèle à la tradition et aux coutumes afin qu’aucun membre de la famille ne se sente isoler ou abandonner…»

Après cette première partie de la cérémonie, la chèvre est sacrifiée, brûlée et rôtit ou braisée. La tête est découpée en petits morceaux ; on y déverse de l’huile rouge en très grande quantité et du sel ; dès lors le sacrificateur en dépose dans le sanctuaire de Dieu sous l’arbre dans tous les lieux sacrés de la concession et sur tous les crânes dans la grande salle familiale. En disant : «Recevez ce sacrifice que vous offre votre enfant X, et accordez lui vos bénédictions et la réussite de sa mission».

Le reste du sacrifice est également fait de la même manière et partagée à manger à tous les personnes présentes.

VI .LE RITE EN LUI-MEME ;

a) Les objets ou le matériel à acheter pour faire le rite

1) 02 chaises en bambou appelés tabourets ; (une pour le candidat ou la candidate et l’autre pour le père) ;

2) 02 chaises en bois et à trois pieds ;  (une pour le candidat ou la candidate et l’autre pour le père) ;

3) 02 pipes (une pour le candidat ou la candidate et l’autre pour le père) ;

4) Le tabac (une quantité pour le candidat ou la candidate et l’autre pour le père) 

02 chapeaux (un pour le candidat ou la candidate et l’autre pour le père) ;

5) La kola ;

6) Le vin blanc

 

N.B :Tout ce qui va chez le père de la famille, dans ce qui est ci haut cité, doit être ce qui coûte plus cher, plus beau que pour toi-même le candidat.

b) Le rite proprement dit du «Tchouè len» et  du «tchouè kwo’o»

Il faut avoir un démarcheur (nguin djè) qui transporte ton matériel de rite dans le «tchen» : la maison ou la case du rite.

Il faut encore prévoir de l’argent pour acheter à ton père tout le matériel du rite que tu as néanmoins déjà prévu et venu avec. Car avant le déroulement de chaque rite tu commence par donner une somme d’argent.

1)     Dès l’arrivée des notables, ceux-ci réclament à manger et à boire en quantité en dehors de ce qui a été prévu auparavant pour eux ; ce n’est qu’après avoir bien bu et manger qu’ils acceptent d’entrer dans la salle du rite.

2)    On commence par un premier rite, faire entrer les choses dans la salle du rite où se trouve déjà les notables. Cette fois si de façon officielle on fait entrer leur repas ci-haut cité.

3)    Ensuite on fait entrer les objets ou le matériel du rite par le démarcheur. Ensuite les candidats au rite ;

4)    Le rite d’assise sur la chaise en bambouOn commence par le rite de la chaise en bambou, le tabouret. On donne de l’argent pour l’acheter puis ensuite on choisit  le plus cher et le plus beau parmi les 02 tabourets pour donner au père. Pour ce faire, on demander aux membres de la famille de choisir parmi les deux ce qui peut être donné au père. Ensuite le candidat va donner à son père.

5)    .Puis le père et sa mère tenant les deux bras du candidat le font asseoir sur le tabouret en bambou à trois reprises. A la troisième fois, le candidat s’assoit définitivement sans plus se lever pour la suite du rite.

6)    Il en de même pour le rite de la chaise en bois. On achète la chaise au père; on demande aux membres de la famille d’opérer le choix pour le père d’abord. Et de la même manière plus haut, on fait asseoir le candidat ou la candidate sur la chaise à trois pieds.

7)    On poursuit avec le rite de la kola. Le père reçoit d’abord l’argent de la kola et sa part même de kola, puis le démarcheur donne encore la kola même du rite au père ; le père fait croquer la kola par le candidat et le candidat rejette à sa droit et de même le candit recommencer, croque la kola pour la 2e fois et rejette à sa gauche  et enfin le candidat croque une troisième et dernière fois et cette fois-ci il ou elle mâche pour avaler.

8)    On poursuit avec le rite de la pipe ; comme précédemment, le candidat donne de l’argent à son père pour acheter la pipe, ensuite on présente les deux pipes aux membres de la famille alignés en deux rangs à l’entrée de la case des cérémonies afin qu’ils opèrent le choix de la pipe de leur père. Après avoir reçu sa pipe poursuit la cérémonie et en reçoit celle du rite, puis le donne au candidat ou à la candidate.

9)    Immédiatement on en fait de même pour le rite du tabac. Cette fois le tabac est introduit dans la pipe, on allume la pipe contenant le tabac et le père demande au candidat  ou à la candidate de tirer un coup et de rejeter la fumée à droite, puis de tirer une seconde fois et de rejeter la fumée à gauche et enfin une troisième fois et aspire rejeter soit par la narine soit rejeter tout droit devant soi.

10)                      La cérémonie se poursuit avec le rite du vin blanc. Après l’achat, la présentation aux membres de la famille alignés en deux rangés à la porte de la salle de la cérémonie pour le choix de celui du père et la remise du verre à boire traditionnel appelée «Ntou,ou», (en principe c’est la corne soit du buffle, soit d’un autre animal : appelé  «ndon hho’on») au père, le candidat ou la candidate reçoit sa part. l’initiateur c’est –à-dire le père de la famille ou son représentant y verse le vin blanc. Le candidat comme si haut prend de la bouche et rejette à droite, à gauche et boit ensuite.

11)        La cérémonie avance avec le rite du chapeau traditionnel. De la même façon on procède à l’achat, à la présentation, au choix et à la remise du chapeau du père de la famille. Le candidat ou la candidate reçoit sa part. comme précédemment, cette fois le père ou son représente met ou porte le chapeau sur la tête du candidat ou de la candidate. C’est le dernier rituel dans la case de bénédiction, la case des crânes.

12)        La dernière cérémonie c’est le marché. Le candidat ou la candidate doit aller au marché pour faire le commerce et ramener la recette qu’il ou qu’elle versera dans la cour aux gens qui y sont et attendent impatiemment afin qu’ils ramassent. Mais aucun membre de la famille ne doit ramasser cet argent.

N.B :si le père n’a pas encore lui-même fait le rite, il choisit un notable très proche de la famille pour présider le rite.

VII. LES DIFFERENTS TYPES DE RITE DANS CETTE CEREMONIE

On distingue pour cette cérémonie d’assise sur le tabouret et la chaise plusieurs types de rites :

1) Le rite d’assise sur la chaise en bambou appelés tabourets 

2) Le rite d’assise sur la chaise en bois et à trois pieds 

3) Le rite de la  pipe ;

4) Le rite du tabac ; 

5) Le rite du chapeau traditionnel ;

5) Le rite de la kola ;

6) Le rite du vin blanc ;

7) Le marché ;

VIII. LES FRUITS DU RITE ;

La permission de s’asseoir désormais sur les chaises en bambou et à trois pieds partout ;

La permission de porter désormais le chapeau de notabilité pour circuler au village ;

La permission de fumer avec la pipe en public ;

La maturité dans le comportement et les idées ;

La stabilité dans la conduite ;

La clairvoyance dans ce qui a lieu de faire ;

La vision de l’avenir ;

L’admission et l’assise au milieu des adultes ;

La responsabilité dans les décisions à prendre ;

Le charisme de rassembleur ;

La rigueur dans le respect des valeurs traditionnelles ;

La préservation des valeurs d’obéissance à l’aîné, de la justice entre les membres, du partage, de la protection de la vie, de la croissance de la famille, de la présence aux moments de joie et de tristesse de la famille ; la présence aux réunions de la famille. Etc.

IX. LA VISION CHRETIENNE DU «TCHOUE LEN» ET DU «TCHOUE KWO’O»

Le rite du «tchouè len»  et du «tchouè kwo’o» chez les Bapa  l’Ouest Cameroun avoisine ce que dans l’Eglise les chrétiens appellent : le sacrement de la Confirmation.

La confirmation est un sacrement qui fait du chrétien, un témoin du Christ, par l’onction du saint crème reçu à la confirmation, le chrétien est consacré, ce qui imprime en lui un sceau spirituel, dès lors il reçoit la plénitude du Saint Esprit pour accomplir sa mission de témoin du Christ.

"Le sacrement de Confirmation est conféré par l'onction du saint chrême sur le front, faite en imposant la main

 

Il ressort de la célébration que l'effet du sacrement de Confirmation est l'effusion plénière de l'Esprit Saint, comme elle fut accordée jadis aux Apôtres au jour de la Pentecôte.

 

De ce fait, la Confirmation apporte croissance et approfondissement de la grâce baptismale:

 

 - elle nous enracine plus profondément dans la filiation divine qui nous fait dire "Abba, Père" ( Rm 8,15 );

 - elle nous unit plus fermement au Christ;

 - elle augmente en nous les dons de l'Esprit Saint;

 - elle rend notre lien avec l'Eglise plus parfait (cf. LG 11 );

 - elle nous accorde une force spéciale de l'Esprit-Saint pour répandre et défendre la foi par la parole et par l'action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais éprouver de la honte à l'égard de la croix (cf. DS 1319; LG 11; LG 12 ):

 Rappelle-toi donc que tu as reçu le signe spirituel, l'Esprit de sagesse et d'intelligence, l'Esprit de conseil et de force, l'Esprit de connaissance et de piété, l'Esprit de la sainte crainte, et garde ce que tu as reçu. Dieu le Père t'a marqué de son signe, le Christ Seigneur t'a confirmé et il a mis en ton cœur le gage de l'Esprit (S. Ambroise, myst. 7,42).

0. Conclusion

Le pouvoir de la stabilité et de la responsabilisation chez les Bapa de l’Ouest – Cameroun appelé «tchouè lin» ou «tchouè kwo’o» c’ est un rite qui accorde une certaine force, un certain pouvoir de maturité à l’individu pour aborder et accomplir sa mission de gardiens de la lignée, de poursuite de la procréation, d’entretien et de protection des membres de la famille. Ce rite s’apparente presqu’à la  même mission que le rite de la confirmation chez les chrétiens à savoir qui donne les moyens aux baptisés de témoigner de Jésus en adulte, sans peur, avec courage. Nous ne croyons pas avoir épuisé le sujet, mais avoir susciter le désir d’aller sur le terrain approfondir la recherche pour en savoir plus sur ce rite. 

PAR JOSEPH TEFANG, L’ANIMATEUR

Tél. 74 52 32 52/94 37 84 99

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