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La Chefferie et les Chutes BAPA

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L’ECOLE D’INITIATION EN LA LANGUE

MATERNELLE BAPA

Seku lók ndanyéè ghóêm aâ paù

Tel.  00237 674523252/695100808

 

LA LANGUE   «MEYOU’ PA»  DES BAPA

DE L’OUEST –CAMEROUN

 

THEME : LE TRAVAIL  OU L’EMPLOI CHEZ LES BAPA DE L’OUEST CAMEROUN

 

0. INTRODUCTION

Chez les Bapa de l’Ouest-Cameroun, le travail se dit «Fa’a» qui signifie le déploiement de l’être intrinsèque de l’individu ; la manifestation ou l’extériorisation de l’énergie intérieure de l’individu qui veut se rendre non seulement utile, mais qui veut se mettre au service des autres, se rendre utile. Ici le travail est une puissance, une force, une énergie  qui nait de l’intérieur de l’individu  qui l’hérite soit de ses parents ou de la nature ou de Dieu ou du dynamisme personnel (auto- emploi). L’emploi se dit «Pa’a bé»  ou encore  «Tchouè fa’a»qui signifielittéralement  la bouche du travail, autrement dit le travail nourricier.  «Tcheŋ fa’a» signifie la recherche d’une occupation en vue de gagner sa vie ; à ce moment l’individu est dépendant d’un autre qui au terme lui donne de l’argent comme récompense de son travail (emploi). Notre objectif ici est de répondre à l’appel de quelques étudiants en Master à ce sujet dans notre tradition.

 

I. QUELQUES NOTIONS RELATIVES AU TRAVAIL OU A L’EMPLOI CHEZ LES BAPA.

 

Chez les Bapa de l’Ouest-Cameroun :

 

Le travail se dit «Fa’a» ;

Pour le Bapa, le travail est un devoir de conscience ; c’est un déploiement de son savoir être ; c’est une éducation de base ; à savoir que la famille est sacrée car elle m’a accueillit à ma naissance et m’accompagnera à ma mort ; je dois lui être reconnaissant toute ma vie ; ainsi  dans la famille chaque membre a une tâche précise, un devoir à faire afin de se rendre utile et de contribuer ou participer à sa croissance. Le faisant on se sent alors libre et aimer de tous.

 

L’emploi se dit :«Pa’a bé»   ou «Tchouè Fa’a»;

«Pa’a bé» est une expression qui signifie un travail rémunéré, en anglais le «djob» ; c’est «Pa’a bé» est  une expression qui désigne l’emploi dans son sens en rapport direct avec l’argent, le salaire, le paiement du service rendu ou du travail effectué;   ici il y a l’employé et l’employeur ; la négociation est verbale et directe ; un contrat de travail oral de confiance mutuelle ; mais s’il y a un problème on alerte les autorités depuis la base jusqu’au sommet.

 

«Tchouè Fa’a» c’est également l’emploi mais dans le sens d’un métier ; l’auto-emploi ; mes parentsm’ayant observédepuis mon enfance m’envoientapprendre un métier où ils me jugent digne et surtout apte de façon naturelle. Ils m’ont observé et découvert des tendances et des signes, des dons et des talents qui me prédisposent à tel métier. Ils m’y envoient.   Au terme, ils m’achètent le matériel du travail ; dès lors j’ouvre mon atelier, mon garage bref j’ouvre ou je crée une entreprise qui fonctionne et me fasse vivre. C’est ma part d’héritage que mes parents me donnent  déjà afin que je réussisse ma vie.

 

«Seug» ou «Fa’a Seug» ou «Seug Fa’a»  qui signifie travail à la chaîne, comme chez les chinois ; chez les Bapa, il y a des femmes qui s’entendent pour créer une association dont le seul but c’est l’entraide dans le travail en groupe ; en particulier cultiver les sillons ou les billons, récolter, sarcler, semer, déterrer, découper, débroussailler, tout sorte de travaux champêtres ;  puiser de l’eau en quantité pour construire la maison ; transporter le sable ; c’est en général un groupe d’une dizaine à une trentaine de femmes avec sa tête une responsable, une femme de confiance, meneuse de groupe, charismatique, animatrice.  Lorsque vous êtes membres vous bénéficiez des services du groupe. En effet, pendant la période de culture des champs, un calendrier d’entraide est établi pour tous les membres. Chaque membre se prépare à accueillir le groupe en préparant à manger et à boire pour le groupe. Dès 06h le matin tous les membres sont présents et s’engagent à cultiver tout le champ de celle qui accueille ou d’effectuer tous ces travaux.

 

Il y a une différence entre «Seug» et «Pa’abé» ; le «Seug» n’est pas à but lucratifalors quele «Pa’abé» est à but lucratif. Voire plus bas les expressions relatives au «Seug».

   

«Ghiŋ» ou «Sou» qui signifie des personnes d’une même génération, d’un même clan d’âge, d’une même époque. Chez les Bapa, les «ghiŋ» ou «Sou» ont un devoir de conscience vis-à-vis du village et doivent choisir une tâche, un travail, un service à rendre pour tout le village mais qui soit un souvenir qui rappelle leur clan d’âge aux générations avenir ; c’est comme un remerciement pour reconnaître tous les bienfaits que les ancêtres et surtout tout ce que le village a dû faire pour elles en matière d’accueil sur son sol, sur sa terre, d’éducation, de nutrition, de protection, etc. C’est comme une empreinte historique, un souvenir, une tâche indélébile que la génération laisse à la postérité en souvenir de leur passage sur terre, dans leur village. Par exemple construire un pont, construire une maison à l’entrée de la chefferie, construire un foyer, un établissement scolaire ou une salle de classe ; 

 

«Ntasim» qui est inclus à la fois dans  «Fa’a» et dans«Tchouè Fa’a».

«Ntasim» signifie le commerce, le commerçant ;  Chez les Bapa de l’Ouest –Cameroun,c’est à la fois un art, un savoir être et un savoir vivre. Comme chez tout bon Bamiléké, le commerce est intrinsèquement intime à l’être Bapa. Le disque dur du Bamiléké ou du Bapa est à 80% est prédisposé aux dons et aux talents à tendance  commerciale. Pour ceux qui sont orientés vers le commerce, ils reçoivent en général des parents un héritage, une somme d’argent au départ. Il est généralement reconnu aux bamilékés une prédisposition commerciale. 

 

La recherche de l’emploi se dit : «Tcheŋ fa’a» ;

On a parle généralement de la recherche de l’emploi en rapport avec le  chômage (lo’ok kwan-kwan) qui se dit un état d’être situé dans le paresseux qu’on appelle «ndo’oŋ» et qui se dit «lo’oŋ».  La recherche de l’emploi n’est qu’une sorte de motivation pour se mobiliser, s’encourager afin de se mettre au travail. Le moyen le plus concret c’est de s’inscrire sur la liste de «Pa’abé» dès lors, dans le village, dès qu’on sait que tu es sur la liste, l’on t’interpelle le plus vite lorsqu’il y a un emploi recherché.

 

Le travailleur ou l’employé se dit :«Ngaŋ fa’a» ;

C’est toute personne qui se distingue des autres par sa passion pour le travail. On reconnait en elle un talent et un don exceptionnel ; un art de bien faire à ce qu’elle a à faire. Tout ce que la personne fait il y a une distinction, une différence, une touche surnaturelle qui apparait. C’est une personne capable de faire plusieurs choses à la fois, c’est un entrepreneur, un «Pa’abé», toujours est-il qu’elle est pleine d’initiative, pleine de talents et de dons ; mieux la personne  a la faculté de faire ou d’exercer plusieurs métiers à la fois. C’est pourquoi le «Ngaŋ fa’a»  fait la richesse de sa famille ;

 

Le paresseux se dit : «ndo’oŋ» ;

C’est une personne paresseuse qui fait la honte non seulement de sa famille mais surtout de la société Bapa. C’est pourquoi on lui pose toujours la question, «Ou houè wouo ?» ce qui signifie  tu ressemble à qui ? Il est généralement toujours repoussé, rejeté, marginalisé. Car c’est un bavard, un trouillard, à la calomnie, aux vols, un parasite.

 

La paresse se dit : «lo’oŋ»

Chez les Bapa, c’es une paresse caractérielle ou caractérisée, synonyme d’oisiveté (oisive); c’est une antivaleur, un non-déploiement de son être, de son moteur. Un refus de se mettre au service. Un refus de participer à la croissance et au développement de sa famille. C’est l’oisiveté, la mère des vices. C’est pourquoi «lo’oŋ» est trop détesté car on ne sait pas toujours ce que cela va encore produire pour mettre les gens en colère en situation de déception.

 

Le chômage se dit : «Lo’ok kwan-kwan»

Qui signifie : sommeil éveillé, autrement dit, dormir avec les yeux ouverts, faire semblant de dormir. Mieux encore, cela veut dire dormir sans dormir ; «Lo’ok kwan-kwan be Fa’a Ndo’oŋ»  qui signifie : «Le Sommeil éveillé est le travail du paresseux» ; Comme quoi le chômage est l’acte de dormir aux heures indues ; dormir d’un sommeil anormal appelé «Lo’ok kwan kwan». Chez les Bapa de l’Ouest –Cameroun, la tradition dans sa profondeur et en ses racines croit tellement au don du travail intérieur à chaque individu qu’elle pense que le chômage ou le chômeur est l’expression d’un individu qui se renie lui-même ; qui refuse de manifester ou d’extérioriser son énergie, son génie, sa force interne pour ne phagocyter que celle des autres. A ce niveau, la tradition Bapa se dit que la formation ou l’initiation reçue au sein de sa famille auprès de son papa ou de sa maman est d’office suffisant pour que l’individu ne chôme pas. Cette initiation en famille est suffisante afin que l’individu  prenne l’initiative pour créer sa petite entreprise. Ainsi le chômage est l’œuvre du paresseux, l’individu qui manque d’initiative qui refuse d’entreprendre ; de se prendre en charge et rechercher à phagocyter les autres qui se débrouillent. Ainsi on doit lutter contre le chômage en luttant chacun contre sa propre paresse, mes inclinations à rester sans rien faire, à jouir de mes lourdeurs, de mes lenteurs, de mes rêveries, de mes fantasmes, de mes délectations imaginaires etc ;  

 

L’employeur se dit : «Ba’a Fa’a» (Patron, homme)  ou  «Ma’a Fa’a» (Employeuse, femme);

Quand une personne a un travail à exécuter, elle devient «Ba’Fa’a» ou «Ma’a Fa’a» recherche,  le «Pa’abé» qui est l’employé.  Vous vous rendez compte qu’il y a bien des femmes qui sont dynamiques et engagent des employés pour cultiver par exemple leurs champs. Il existait dans nos villages du côté du «Pa’abé»   autant d’occasions d’emploi : fabrication des briques pour monter des mûrs, la culture des champs, le débroussage, le désherbage,  l’aide –maçon ; la maçonnerie, le l’aide - charpentier, le gardiennage, le transport, le concassage des rochers, le ramassage du sable, le creusage de W.C, du puits, des fosses sceptiques, des tombes, des trous pour planter les bananiers, les plantains ; le coupeur d’arbre ; les fendeurs des planches, les chasseurs, des transporteurs, des animateurs de deuil, des funérailles etc. 

 

Le salaire se dit :

«Kap Fa’a» signifie l’argent du travail, le salaire, la récompense ; le salaire est évalué par

les 02 parties dans un contrat verbal. En général : «Tu fais le travail et je te paie» et parfois on donne de l’avance selon la nature ou le volume des travaux. En général son premier salaire, on le donne à son papa en action de grâce non seulement pour le remercier mais surtout pour davantage implorer sa bénédiction pour la suite de notre vie. En général, les papas nous retournent la pièce ou prennent et gardent pour nous les remettre pendant nos périodes de crise.

 

Le matériel du travail se dit : «Zè Fa’a»

Dans le cadre de l’apprentissage d’un métier afin de s’auto-employé ; au terme de l’apprentissage, le papa débloque une forte somme d’argent, c’est l’héritage qu’il donne à son enfant ; il achète tout le matériel nécessaire pour son enfant qui embrasse ou commence son nouveau métier. Dès lors, c’est un nouveau départ. L’enfant reçoit tout cela avec respect et humilité ; il sait que tout cela est sacré et qu’il ne doit pas s’amuser ni échouer dans sa mission ; au cas contraire, il fera la honte de sa famille et surtout de ses parents. 

 

Le lieu du service ou du travail se dit : «Tchè fa’a»  ou «Zig Fa’a»; (sanctuaire ou autel du travail)

«Tchè fa’a» c’est un lieu ou un milieu pas comme les autres. C’est un lieu sacré, respectable où l’on n’y vient pas s’amuser ou rendre des visites inutiles ; pour le «Pa’abé» ou le «seug» (travailleurs ou travailleuses  en groupe et à la chaînepar exemple il y a des moments où l’on entonne des chants appropriés pour motiver le groupe et dès lors, on n’a pas besoin des intrus c’est-à-dire des paresseux ou des paresseuses.

 

II. L’INITIATION AU TRAVAIL  DANS NOS TRADITIONS

 

A) L’INITIATION DU GARÇON EN FAMILLE PAR SON PAPA;

Papa s’occupe de l’initiation de son fils au travail. Il s’agit pour le garçon d’observer tous les gestes de son papa lors de leurs sorties de la maison soit pour le champ, soit pour le marigot, soit pour la chasse ou tendre les pièges ou la construction de la barrière etc.  Il existe chez les Bapa quelques métiers domestiques auxquels papa initie son fils : la fabrication de la chaise, du lit, du piège, du panier, du contrevent ; comment tisser la natte traditionnelle pour couvrir le toit de la maison ? Comment débroussailler ? Comment fabriquer et tendre un piège ? Comment utiliser la machette ? Comment limer la machette ?  Comment utiliser la hache ? Comment vendre le bois ? Comment attacher la liane ? Comment viner le vin blanc ? Comment discerner la maturité du Raphia ? Comment reconnaître la maturité d’un fruit ? D’un cocotier ? D’un palmier ? Comment préparer un champ de bananes ?  De plantains ? De Macabot ? D’igname Blanc ? D’igname jaune ?  Comment creuser un W.C ? Un puits ? Comment construire une porcherie ? Les cages ?  Comment élever les porcs ? Les chèvres ? Les lapins ? Comment les croiser ?  A chaque étape, papa invite son enfant à l’essaie, s’il ne réussit pas, il est châtié jusqu’à ce qu’il réussisse. Voilà tout ce que devrait connaître tout fils Bapa en famille.  C’est au terme de cette initiation familiale entre 03 et 15 ans que papa commence à regarder  l’extérieur c’est à-dire la société ; Comment positionner son enfant par rapport à la société ? Il discerne le talent, les dons, les qualités de son enfant et l’oriente soit vers un principal métier, soit vers le «Pa’abé», soit vers le commerce, soit vers un autre jeune membre de la famille qui devrait le prendre en charge et l’orienter vers la réussite de sa vie. Lorsqu’il aura bien travaillé et gagner de l’argent, son papa lui offrira le terrain pour construire sa maison et avec l’aide sa maman on lui trouvera une épouse.

 

B) L’INITIATION DE LA JEUNE FILLE EN FAMILLE PAR SA MAMAN;

De la même manière que le garçon, la fille est initiée par sa maman à tous les travaux de la cuisine et du champ ; tout se fait dans une rigueur sans pareille afin d’éviter tout laxisme, afin que la jeune fille assimile bien tout ce qu’il y a à lui apprendre. On commence toujours par les plus simples, apprendre à servir ou partager le repas à ses cadets, à ses frères, au papa ;  à réchauffer le repas. Puis à préparer les repas moins compliqués.  Et ensuite on initie fortement ou rigoureusement la jeune fille comment préparer les principaux mets traditionnels Bapa à savoir : le Kwïe et la sauce jaune : On leur présente les différents condiments des deux sauces et on les fait d’abord bien les assimiler par cœur à prononcer leur nom et à les distinguer à travers leur parfum. Comment les associer par ordre de convenance? Comment piler le Taro ? Comment préparer le Couscous maïs ou le couscous Manioc ? Ensuite les autres mets : le légume, couscous maïs, l’igname jaune, gâteau de maïs, la patate douce, gâteau de feuille de maïs, mets d’arachide avec  légume, pilé, banane malaxée,  pomme de terre, gâteau de manioc râpé avec feuille de macobo, gâteau de patate, plantain malaxé,macabo râpé, gâteau de maïs, couscous sauce jaune avec feuille de taro, couscous a la sauce gluante, mets de pistache ;

A l’extérieurde la cuisine la jeune fille doit être initié aux technique champêtres à savoir : cultiver ; sarcler ; débroussailler ; racler avec la houe ; piocher le sillon, bécher le sillon ; racler le sillon à moitié ; semer, tracer les billons ; semer à la volée. Cueillir ; creuser ; déterrer ; piquer ou planter semence par bouture ; piquer ; casser ou couper le maïs ; récolter ; bruler

Il y a également l’initiation aux techniques de fabrication des objets d’art : les chapeaux des notables, les lianes pour attacher les chèvres et les moutons etc. Au terme les parents  trouveront un époux pour leur fille.

 

 III. L’EMPLOI DANS NOS TRADITIONS A TRAVERS QUELQUES PAROLES DE SAGESSE OU PROVERBES

 

« Pa’abé»; «Tchouè Fa’a»;  «Fa’a»; «Tchen fa’a»; «Ngan fa’a»;

Chez les Bapa, voila autant d’expressions relatives à l’emploi et au travail ; à titre indicatif, nous vous avons donné plus haut, quelques idées vous permettant d’aller vous-même à la  source de la rechercher à Bapa remuer le cocotier pour y trouver la vérité profonde selon vos sens et vos objectifs. 

 

 

 

«Ngan fa’a be wèteudoun, be peum gom, be beum »

Signifie que «Le travailleur véritable est un être très cher, très rare, une perle rare» ; il vaut de l’or ; un trésor ; une mine ; de la richesse infinie. Cette personne est recherchée, enviée, convoitée, admirée, désirée, valorisée ; c’est un héritier rechercher par chaque parent pour le remplacer au terme de sa vie ; c’est une personne sûre, qui à la fois, comble plusieurs vides, accomplie plusieurs tâches. 

 

«Ponzy ntondye Ngan fa’a»

Signifie «heureuse la famille du travailleur», autrement dit, heureuse la famille dont le chef, le père, le parent est un véritable travailleur car la famille ne manquera de rien ; une telle famille a un bon front, elle a de la chance ; c’est une famille riche, lorsqu’on regarde son champ, sa clôture, le fruit de son travail, on est émerveillé et charmé. Il transmet à sa descendance de la puissance, de l’énergie vitale, le fil conducteur qui régénère le mouvement de l’être et de l’existence c'est-à-dire la vie.  

 

«Peu di leu Ngan fa’a deu po’obang tchemo’o»

Signifie «En disant le travailleur, on dit un homme sans pareil» ; autrement dit, le travailleur né est un Homme sans concurrent, sans égal, sans rival, un homme unique en son genre. Il est comparable au roi de la forêt à travers la qualité de ses œuvres ; homme unique en son genre parce qu’il est plein d’énergie et de force intérieure qu’il déploie et matérialise ou mieux extériorise pour servir les autres ;

 

«Kè Ndo’oŋ peu we ghin ?»

Signifie «Avec qui le paresseux peut-il marché ?» ; le paresseux c’est l’opposé du travailleur ; alors le «ndo’oŋ» fait la honte de ses parents et de sa famille ; c’est pourquoi la société émet et pose cette question «Avec qui le paresseux peut-il marché ?» ; il est rejeté et repoussé de tous. Sa place c‘est l’isolement, il doit être marginalisé.

 

«Ngan fa’a peu you’sou,  bou ponzy» ;

Signifie : «Si le travailleur est ton ami, heureux es-tu» ; autrement dit si tu as un ami travailleur  alors tu as un bon front ; tu as de la chance ; car pour la tradition, pour la sagesse Bapa, être ami du travailleur est un gain, un profit car le travailleur peut t’apporter un plus, il peut te transmettre ses valeurs de chercheur, de bosseur, d’abnégation, de persévérance etc.  Mais aussi c’est une personne super populaire, aimée de tous ; chez les Bapa,  l’amitié est une relation humaine qui va au delà et dépasse même les relations entre enfants d’un parent c’est pourquoi un adage dit : «Soumeu pon tchyé meumè» qui signifie «l’ami de quelqu’un est bon et dépasse même un frère sorti  d’un même ventre maternel»,  notre frère TALLA ANDRE MARIE en a fait la composition d’une de ses chansons dont voici le refrain : «Soumeu Soumeu soumeu-é, Soumeu pon tchyé meumè ; ngue la’a gue la’a-é ntè nguè yè sou-é ?», ce qui signifie «l’ami de quelqu’un, l’ami de quelqu’un, l’ami de quelqu’un est bon et dépasse même un frère sorti  d’un ventre maternel ; que ferais-je dans la vie pour avoir ma part d’ami ?»

 

«You da’akwè pe Ngan fa’a, bou be Ponzy menjwye» ;

Signifie : «Si ton ramasseur de bois est un travailleur, heureuse femme es-tu» ; autrement dit, si ton mari est un travailleur alors c’est que tu es une femme heureuse. Réjouis –toi car tu as là, une source intarissable de richesse ; tu ne manqueras de rien dans ton foyer avec tes enfants ;

 

«Ye be pyé Ngan fa’a, li tè djé»;

Signifie : «Voici le champ, la concession d’un travailleur, regarde et voix» ; tout t’y est distingué : le régime de plantain, le régime de banane ; la grosseur du macabot, de l’igname, de la patate, du manioc ; la grosseur de ses tiges ; la qualité de son sillon ou de son billon, la qualité de sa clôture ; dans son champ tout est distingué. Etc.

 

«Ngan fa’a peu Ndo’on beu moktche peu ssedze»

Signifie : «Le travailleur et le paresseux c’est le milieu du  jour et la nuit» ; la tradition Bapa stipule qu’entre le travail et la paresse ; mieux encore, entre le travailleur et le paresseux il y a un très grand fossé, un super très grand écart ; oui, ce fossé c’est le milieu du jour et la nuit. Le travailleur apporte le progrès, la croissance, le développement, l’émergence et la vie alors que le paresseux apporte l’obscurité, les ténèbres, la pauvreté, la misère, la famine, la mort ;  

 

«Tom tou no fa’a»

Signifie : «Déploies-toi au travail » ; c’est un conseil qu’un parent donne à son enfant à leur séparation ; le parent sait qu’un enfant travailleur fais son bonheur et son honneur non seulement pour lui-même mais aussi dans la société ; quand son enfant gravit des échelons ou des grades à cause de son travail, cela lui fait honneur et fierté ;  et comme disais Voltaire : «Le travail éloigne de nous trois grand maux : l’ennui, le vice et le besoin»

 

«Ndon peu meu ghin kwè, bu pfe tè peu léwouo» ;

Signifie : « Si le paresseux marche avec quelqu’un, c’est que tu es mort au point d’être pleuré et même enterré » ; ces paroles de sagesse Bapa qui véhiculent autant de valeurs mettent l’accent sur la valeur du travail et attirent l’attention sur l’antivaleur qu’est la paresse ou mieux le chômage (lo’ok kwan-kwan) situé entre le paresseux (ndo’oŋ) et la paresse (lo’oŋ). C’est pourquoi la tradition Bapa va à l’extrême et parle de la mort si tu marche avec le paresseux ou demeure dans le chômage.

 

«Yi be nyé ngan fa’a» ou encore «Yi be nye ngan fa’a»;

Signifie : «Voilà le champ cultivé d’un travailleur » ou encore  «Voilà la machette  d’un travailleur »; en effet, lorsqu’on regarde le champ d’un bosseur, la différence apparait à l’œil nu ; la grosseur du billon ou du sillon ; ce qui donnera la possibilité aux semences d’avoir tout ce dont elle aura besoin pour se reproduire en qualité et en quantité. La machette du travailleur chez les Bapa se distingue des autres machettes par sa qualité non seulement tranchante mais aussi son ornement extérieur ;

 

«Tcho’o fa’a»

Signifie : «Enlèvement du travail, récompense du travail» ; chez les Bapa, quand ou lorsque tu aperçois le travailleur en exercice, il faut agir en lui donnant quelque chose qu’on appelle  «Tcho’o fa’a» ; si quelqu’un te rend service, il faut manifester ta joie à son endroit. Cela signifie arrosé, faire reconnaissance, manifester une satisfaction, ou accorder un prix honorifique  au travailleur pour l’encourager ;

 

 

«Fa’a Sata»;

Signifie : «Le travail du diable » ; chez les Bapa, si le travail qui apporte croissance, développement, équilibre etc. vient de Dieu, de l’héritage des parents, du dynamisme de la personne alors il y a la paresse (lo’oŋ), le paresseux (ndo’oŋ), le chômage (lo’ok kwan-kwan) qui produit des œuvres mauvaises  et qui sont les œuvres du diable appelé  «Fa’a Sata»; il s’agit en général de la méchanceté de l’homme qui ne veut pas le progrès.

 

«Fa’a do’oŋ»;

Signifie : «Le travail du paresseux » ; c’est le sommeil, la paresse, le sous développement ; le chômage, le vol, le banditisme, la calomnie, la tricherie, la corruption, la division etc. C’est de l’oisiveté du paresseux qu’existe le chômage à savoir : le «Lo’ok kwan-kwan» ; pour la tradition Bapa, la majorité  des maux qui minent notre société prend leur source dans le «Fa’a do’oŋ»; qui passe son temps dans les rêveries, le cinéma intérieur car il n’a pas les pieds sur terre («kwèmi lè pè tcheu tch’a’a» c’est-à-dire «Ses pieds ne touchent pas la terre»). Il vit dans un monde qui n’existe pas, le monde du sommeil. Au lieu de déployer sa force, son énergie et sa puissance pour travailler, il refuse d’exister, d’être. Le chômage pour la tradition Bapa c’est le refus d’être, le refus d’exister ; c’est créer le vide dans la nature.

 

«Tchap - Fa’a»;

Signifie : «Le repas du travail » ; on ne peut pas travailler sans refaire ses forces ; à côté du travailleur,  il faut toujours une source de ravitaillement en énergie. Ce repas qui vient renouveler la puissance, la force et le moteur intérieur du travailleur s’appelle «Tchap –Fa’a»; c’est un repas plein d’énergie et qui est en même tant une récompense mérité. Ce repas n’est pas toujours matériel, cela peut être un sourire, une bonne salutation, une parole d’encourage adressée à l’endroit du travailleur.

 

«Fa’a djakase»;

Signifie : «Le travail du taureau » ; le travailleur de race effectue des travaux extraordinaires ; les travaux qui laissent pantois, bouche bée, stupéfait, ébahit. C’est pourquoi la tradition Bapa appelle certains travaux de nos extraordinaires bosseurs : «Fa’a djakase»; c’est-à-dire le travail du taureau, le travail de l’éléphant, celui du lion de la forêt ou de la jungle. Tellement le travail est immense et de qualité ; merveilleux et extraordinaire.

 

«Fa’a wèzeu, Fa’a gwe-zeu»;

Signifie : «Le travail de l’adulte » ; le travailleur dynamique est certes jeune, mais il produit parfois les œuvres des gens qui ne sont pas de son âge, il a par exemple encore 15 ans mais il fait déjà ce qu’un vieux de 50 ans pouvait faire avec sa force et sa sagesse. Il a une technique de travail qui sort de l’ordinaire ; il le fait avec finesse et puissance ;

 

«Ngan fa’a té mok pieu tie»;

Signifie : «Travail sans pareil, infatigable » ; littéralement «travailleur au point d’éteindre le feu du foyer» ; autrement dit, sa puissance, sa force et son énergie sont si puissantes dans ses œuvres que cela éteint de façon mystique le feu du foyer.

 

 

 

 

Le Seug» (Association des femmes qui s’entraident en groupe)  et ses composantes ou sa structure :

 

«Guem Seug»

C’est une association des femmes qui s’entraient entre elles et notre expression «Guem Seug»  signifie : «inviter ou engager le «seug» pour venir travailler chez moi» ; autrement dit, c’est mon tour de recevoir les membres de cette association chez moi. On parle alors de «Guem Seug»

 

«Tie  seug»

Signifie : «Allez travailler  pour les autres» ; c’est mon tour d’aller chez les autres femmes  travailler.

 

«Kou seug»

Signifie : « adhérer au groupe» ; c’est faire ma demande ;  déposer mes dossiers auprès des responsables pour en être membres ; en effet, on est toujours parrainer ou ‘’marrainer ‘’pour adhérer au groupe ; une femme qui vous connaisse mieux et vous y introduit petit à petit.

 

«Nen seug» :

Signifie : «engager» ; c’est préparer l’accueil, l’arrivée du «seug» chez soi-même ; en préparant par exemple à manger et à boire ; mais lors de leurs travaux, ce n’est pas seulement la femme qui reçoit qui préparent à manger et à boire ; toutes les autres membres préparent et apportent un repas pour deux ou pour trois. A cet effet, cela fait une véritable symbiose des membres du groupe.

 

IV. ORIGINE DU DON DU TRAVAIL :

-Divin

Pour les Bapa, le Dieu(SIE) le créateur de l’homme est l’auteur du travail et il a transmit à tout homme la puissance et la force pour travailler et gagner sa vie. On reconnait tous que la force vitale, l’énergie vitale  qui nous anime vient l’Etre Suprême (Ba’a Gan geug wan) et c’est cela qu’il faut déployer pour travailler ;

 

-Hérédité ;

Les Bapa reconnaissent que Papa et maman en famille transmettent ce qu’ils ont reçu à leurs enfants; car les enfants ressemblent et sont le reflet ou l’image de leurs parents. En plus de l’hérédité, les parents Bapa  éduquent leurs enfants et leurs transmettent des connaissances théoriques et pratiques en vue de métriser leur nature environnante ; plus haut, nous avons décris à la fois l’initiation du garçon par son papa et celle de la jeune fille par sa maman.

 

-Puissance ou force ou engagement ou dynamisme de l’individu : (Ho’o Ngan Fa’a- ndemloung)

Signifie : «trouver par chance, au hasard un travailleur sur le rocher» ; autrement dit c’est un travail qui a germé sur le roché. D’office à Bapa, on sait que le rocher n’est pas une terre fertile, c’est un lieu aride ou rien ne peut germer ; Cette parole de sagesse est similaire à une autre qui lui est semblable : «tcho’o po’o ndemloung» qui signifie : «arracher le champignon sur le rocher», mieux avoir la chance, avoir l’heureux destin ; avoir la grâce.

 Il existe une troisième alternative chez les Bapa à savoir un travailleur qui est le fruit ou le produit de ses propres efforts ; c’est un battant, une personne qui ne compte sur personne, mais sur lui-même ; se détermine en prenant son destin en main pour frayer sa propre route, son chemin ; A Bapa, c’est le cas des enfants qui sont passés par le chemin de la souffrance la route  de rudes épreuves pour gagner leur vie ; comme dit la Bible, ils ont trempé leur vêtement dans le sang de l’agneau ; «Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau» (Ap 7,14). Ils en sortent toujours les meilleurs ; des grands champions ; des héros de leur famille de leur quartier et de leur village ; beaucoup des grands travailleurs à Bapa en majorité ont toujours une histoire sinueuse ou sinusoïdale comme quoi Dieu écrit droit sur des lignes courbes.

 

 

V. LA CONCEPTION DU TRAVAIL OU DE L’EMPLOI CHEZ LES BAPA DE L’OUEST CAMEROUN

 

L’initiation au travail en famille ;

Comme nous l’avons décrit plus haut, l’initiation au travail et à l’emploi se fait d’abord en famille par les parents : papa et maman ; c’est la fondation première ; le jeune garçon et la jeune fille acquièrent la technique artisanale qui est une base solide pour la suite de leur aventure, pour la suite de leur intégration sociale. Ils apprendront beaucoup d’autres choses, ils pourront peut être oublié quelques éléments dans le processus de leur éducation, mais tout ce que papa et maman leur ont inculqué restent indélébiles.  

 

L’auto-emploi par l’apprentissage d’un métier ;

Après l’initiation en famille, le jeune peut  alors et déjà chercher à gagner sa vie par lui-même ; il peut fabriquer des lits, des tabourets, des pièges, chasser, viner et vendre pour se faire des petits économies sous le regard vigilant des parents. Ces petites économies les permettent de construire de grands projets de vie ; en l’occurrence la création ou la construction des entreprises ;

N.B :La première règle c’est qu’il n’y a pas de HONTE, pour n’importe quel travail qu’on entreprend. L’essentiel est le tout petit peu, moindre soit-il, que l’on gagne. Pourvu que cela nous occupe pour éviter la paresse et surtout sa suite qui est le chômage.

 

L’octroie d’un héritage pour le commerce ;

Malgré tout ce processus, les parents peuvent encore donner au jeune un héritage, une très bonne somme d’argent pour aller faire le commerce. Quand le jeune reçoit un tel héritage, il est appelé à la prudence, à la vigilance et à la plus très grande attention pour ne pas blaguer avec l’argent de son papa. Car si papa se face de toi parce que tu as joué avec l’héritage tu risque d’attraper une très grand malédiction provenant de la colère de ton papa.

 

La rechercher d’un emploi pour le paresseux ;

Malgré la déception qu’inflige le paresseux à sa famille, les parents ne désarment jamais et ne se découragent pas. Ils ont toujours espoir qu’un jour il y aura un déclique, un changement, une conversion véritable ; les parents usent de tous les moyens pour trouver de l’emploi à leur enfant : après une première phase de sensibilisation sans succès, on passe à l‘isolement ; puis l’envoie chez un autre membre de la famille ; on le propose chez une personne ressource et idoine qui peut l’occuper ou même tenter encore à l’initier à quelque chose ; si finalement on n’y parvient pas, on le considère comme tel dans la famille, objet et sujet d’humiliation, puis la honte de la famille et de la société. On l’accueil toujours avec un fiasco, un regard de  dédain ; un mépris etc. mais il reste un membre de la famille.

 

LE TRAVAIL, seul et unique critère de mérite et de compétence pour être élevé en grade dans la tradition Bapa ;

 

Dans la tradition Bapa, il y a toujours des choix à opérer et à faire sur des personnes :

Le choix du successeur en famille ;

Le choix des hommes piliers conseillés de la famille ;

Le choix du chef du quartier ;

Le choix des notables ;

Le choix des soldats du chef ;

Le choix des 09 notables ;

Le choix des conseillés  militaires du chef ;

Le choix des conseillés du pouvoir du chef ;

Le choix des serviteurs et du protocole du chef etc.

Le choix des chefs de Communauté dans nos quartiers, dans nos villages etc.

Le principal critère de choix c’est LE TRAVAIL de l’individu ;

 

 

CONCLUSION

Chez les Bapa de l’Ouest Cameroun,  le travail ou l’emploi se dit «Fa’a » ou encore «Pa’a bé », «Tcheŋ fa’a». Le premier signifie littéralement le travail, le second l’emploi et  le troisième, la recherche de l’emploi ou du travail. Ici le travail est une occupation, un service rendu mais qui procure au concerné de quoi vivre, de quoi nourrir sa progéniture et contribue à la croissance de la famille. Ici encore, on insiste surtout sur le travail qui respecte la dignité humaine et celle de la famille. On ne doit pas choisir n’importe quel travail ou n’importe quel emploi. De même on ne doit pas rester en chômage, ici on ne doit pas également simplifier un emploi. Il faut être alors prêt à laver même le sol d’une femme pourvue qu’elle te paye. Une manière de dire qu’il ne faut pas simplifier l’argent qu’on touche au départ de sa vie en attendant le moment d’atteindre le sommet.

Nous n’avons pu, faute de temps, aller en profondeur du sujet à cause de la pression des jeunes qui, semble-t-il en ont besoin pour préparer leur mémoire.

 

 N.B : Nous avons fait ce travail à la demande  de notre  étudiant :

 

SITCHOM LAURICE

E-MAIL: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

CONTACT : JOSEPH TEFANG  (JOJO MAMAMA)

Tél. 6 74 52 32 52/ 6 95 10 08 08/ 6 94 37 84 99

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site web : www.bapaecole.org

 

 

 
  Description : logo jojo

 

Commentaires  

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