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La Chefferie et les Chutes BAPA

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Dénomination des liens de parenté dans le grassfields par la femme

 

 

 

 


LE CAS CHEZ LES BAPA DE L’OUEST-CAMEROUN

I.                   Dénomination des membres du lignage paternel et maternel de la femme dans le grassfields

1.      Père et mère biologique de la femme

1.1.Dans votre langue, quel est le mot que la femme utilisepour désigner pour désigner son père et sa mère?

1.2.=  Père = «Mbô» ou «Bâ»

1.3.Mère = «Mô»

1.4.Quelle est la traduction littérale de ce mot ?

1.5.Père = «Mbô» ou «Bâ» = le géniteur, le costaud, le fondateur;

1.6.Mère = «Mô» = la génitrice, la douce, la procréatrice; la couvreuse des poussins;

N.B : Chez lesBapa le terme «biologique» se cache en public et c’est le grand père et la grande mère qui sont présentés; concrètement  chez les Bapa quand je présente ; je dis mon nom et ensuite celui de mon père mais hélas dès lors je prononce le nom de mon grand père et à la place de celle qui m’accouché je prononce le nom de ma grand-mère;

En réalité ce que le français appelle père biologique = «Mbô yi keu» (petit père)  ou «Meu Mbô» (l’enfant de mon père)   et la maman biologique = «Mô yie keu» = petite mère ou «Meu mô» = l’enfant de ma mère;

Au sens stricte et biologique du français,  Ma mère se dit : «Yè mè» ; ta mère se dit : «Mi’i», ton père «Mbi’i»

1.7.Dans l’esprit de la tradition, qu’est-ce que chaque terme veut dire ?

1.8.Père = «Mbô» = l’arbitre du foyer, le fil conducteur, la racine pivotante;

1.9.Mère = «Mô» = la mère poule qui picore pour donner aux poussins, celle qui taille les branches de l’arbre, nivelle, coupent les parasites sur le tronc d’arbre,  celle qui unit les enfants à «Mbô», celle qui poussent les branches à recevoir du tronc, de la racine pivotante ;

 

1.10.       Quels types de comportements doit exister entre la femme et son père, la femme et sa mère ?

 

1.11.       Entre la femme et son père= relation de discrétion, relation de service d’une fille qui sert le repas à son père, lui rend d’autres petits service du genre, va prendre ma chaussure, lave mes habits, va brûler mon maïs, ma patate; va dans ma chambre m’apporter …..va dire à ta mère….car l’éducation de la fille chez les Bapa est assurée par la mère qui fait plus 90% du temps avec sa fille; Toutefois quand il faut recadrer la fille ou la femme en cas de légèreté de mœurs alors le père prend la parole et élève le ton.  et redonne les consignes et la route à suive;

 

1.12.       la femme et sa mère = la mère est comme la mère poule qui assure l’éducation, la formation intégrale de sa fille sur tous les plans : la cuisine, le champ; le comportement en famille, la prudente dans ses relations sociales et surtout vis-à-vis des garçons. Certes  chez les Bapa la sexualité est un sujet tabou, mais la maman sait, quand c’est grave, attirer l’attention de sa fille par des phrases complexes : «Tè pome lè» = fait donc très attention; «Pome, pi jwie pi ka’a tè, tchouè sye pye» «les filles qui se promènent trop ont toujours des problèmes, des regrets, des fiascos après». ou encore : «Pom-a seug be ha’ar to’o gwon» = «Attention que je ne sois pas celle déclenchera des cris d’attention dans ce village».

 

 

2.      Petit-frères du père et de la mère

2.1.Dans votre langue, comment la femme appelle le petit-frère de son père et de sa mère ?

2.2.Petit-frère de son père = «Tcheug djyme Mbô ba’an » ou «Meumè Mbô ba’an yie keug»

2.3.Petit-frère de la mère =«Tcheug djyme Mô ba’an » ou «Meumè Mô ba’an yie keug»

 

2.4.Quelle est la traduction littérale de chaque terme ?

 

2.5.Petit-frère de son père = «Tcheug djyme Mbô ba’an» = cadet de père ;  ou «Meumè Mbô ba’an  yie keug» = petit frère de même mère que le père;

2.6.Petit-frère de la mère =«Tcheug djyme Mô ba’an»  = cadet de la mère ;  ou «Meumè Mô ba’an yie keug» petit frère de même mère que la mère;

 

2.7.Chaque terme employé veut dire quoi dans la vision de votre culture ?

 

2.8.Petit-frère de son père = «Tcheug djyme Mbô ba’an» = cadet de père ; = celui qui pose la main sur le dos du père ; autrementdit, c’est l’officier de réserve  qui peut-même prendre la maman pour épouse en cas de décès du père;on lui doit autant de respect qu’au père, dès qu’il oàn lui sert à manger avec autant de respect qu’au père lui-même. En l’absence du père, la prise de parole du cadet du père à valeur de celle du père lui-même ; bref, dans plusieurs circonstances le petit frère du père est appelé père à savoir«Mbô» ou «Bâ»  ou «Meumè Mbô yie keug» = petit frère de même mère que le père; = idem pour les explications précédentes;

 

 

2.9.Petit-frère de la mère ==«Tcheug djyme Mô ba’an»  = cadet de la mère ; = chez les Bapa le petit frère de la mère est là comme un ange gardien, un protecteur, un conseillé,un accompagnateur de la progéniture, un consultant de la lignée du sang familial; il est très réservé, il contribue à 40% à la prise de décision sur la progéniture de sa grand sœur; il sait que le petit du père de la femme a plus de pouvoir sur lui qui est petit frère de la mère; il ne peut décidé que si le côté du père est irresponsable ou a disparu par le destin ou le sort ; ou «Meumè Mô yie keug ba’an »  =petit frère de même mère que la mère; = idem explication

 

 

2.10.       Dans votre tradition, comment une femme doit se comporter vis-à-vis du petit frère de son père et du petit frère de sa mère ?

 

2.11.       une femme doit se comporter vis-à-vis du petit frère de son père = le petit frère de son père est l’image de son père en puissance; il est le futur successeur de son père, c’est-à-dire la futur personnalité morale de sa vie. il est la semence qui produira l’image de son père : il lui doit autant de respect qu’à son père. dans certain famille, que le petit frère du père arrive, on lui sert le repas de son grand frère, parfois il mange doucement en attendant son arrivée, au cas contraire il mange et laisse pour son grand frère ; et quand ce dernier arrive ouvre son assiette et constate que son repas a connu une diminution, il est pose simplement la question suivante : «Il était là, il est passé par ici ?» on répond : «oui papa il est passé», juste une question de routine, car lui-même il sait que ce n’est qu’à lui qu’on faire cela. Et lui de dire : «heu heum» comme pour dire c’est bien. vous avez respectez la coutume et l’ordre des choses;  conclusion le petit frère de papa a droit au rang de pas en, respect, en droit, en règles de bienséance

 

2.12.       une femme doit se comporter vis-à-vis du petit frère de sa mère = le petit frère la mère est un officiel de réserve par rapport au petit frère du père ; il s’occupe plus du côté affectif; un soutien moral, un très grand conseillé, une aide réelle en cas d’échec du petit frère paternel. il lance toujours un regard vigilant mais de réserve car il y a le mot «Meuka’a» qui signifie que la femme en question dans la concession familial de sa mère n’est qu’en visite, d’où la signification étymologique de «Meuka’a» = enfant de la femme dans la concession familiale de sa mère. la famille de la maman et ses membres ne viennent qu’en appui aux enfants de la femme appelés «Po’o ka’a».  

 

3.      Grand-frère du père et de la mère

3.1.Dans votre langue, comment la femme appelle le grand-frère de son père et de sa mère ? Quelle est la traduction littérale de chaque mot ?

3.2.Dans votre langue, comment la femme appelle le grand-frère de son père?=«Ga’an bè Mbô yi dyme yi Mo ba’an» («Ga’an bè Mbô ba’an yi dyme» = diminutif )   «Meumè Mbô ba’an yi dyme» ou «Meumè Bâ ba’anyi dyme»

3.3.Dans votre langue, comment la femme appelle le grand-frère de sa mère? =

«Ga’an bè Mô yi dyme yi Môba’an»  «Meumè Môba’an yi dyme» ou «Meumè Meumô ba’an yi dyme»

3.4.Quelle est la traduction littérale de chaque mot ?

3.5.«Ga’an bè Mbô yi dyme yi Môba’an» = l’ainé du père ou le grand-frère du père «Meumè Mbô ba’anyi dyme» = l’enfant de la mère du père qui est né avant le père ;  ou «Meumè Bâ ba’an yi dyme» =  l’enfant de la mère du père qui vient avant lui.

3.6.«Ga’an bè Mô yi dyme yi Môba’an» =  l’ainé de la mère ou le grand frère de la mère «Meumè Mô ba’anyi dyme»  =  l’enfant de la mère de la mère qui est né avant la mèreou «Meumè Meumô ba’anyi dyme» = l’enfant de la mère de la mère qui né avant la mère.

3.7.Du point de vue de la tradition, qu’est-ce que chaque mot veut dire ?

3.8.«Ga’an bè Mbô yi dyme yi Môba’an» = l’ainé du père, le grand, le masculin ;

 «Meumè Mbô ba’anyi dyme» = l’enfant de la mère du père, le grand, le garçon ou le masculin

 «Meumè Bâba’an yi dyme » = l’enfant de la mère du père, le grand

3.9.«Ga’an bè Mô ba’anyi dyme» = l’ainé de la mère, le grand

 «Meumè Mô ba’an yi dyme» = l’enfant de la mère de la mère, le grand, le garçon ou le masculin

 «Meumè Meumô ba’anyi dyme» = l’enfant de la mère de la mère, le grand, le garçon ou le masculin

 

3.10.       Dans votre tradition, quelles sont les attitudes qu’une femme doit avoir vis-à-vis du grand-frère de son père et du grand-frère de sa mère?

 

3.11.       Attitude vis-à-vis du grand-frère de son père = attitude de respect, le considérer comme son propre père, le servir sans discrimination, sans distinction,  l’accueillir comme son père biologique. car en général c’est le grand frère du père qui devient parfois successeur de toute la grande concession familiale;  elle doit lui accorder toutes les révérences dues au rang de son père au grand frère de son père; d’ailleurs pendant la cérémonie de la dot, si le grand successeur n’est pas présent, c’est le grand frère du père qui prend la parole pour représenter la famille. l’avis du grand frère du père compte plus de 90%  et à son 100% en l’absence du père; d’ailleurs même lorsque le père est présent, lors de la prise des grandes décisions le père va en tête à tête avec son grand frère ce qu’on appelle en Bapa : « Go’o tcheum» ou «Go’o tsè tcheum» c’est – à-dire aller se parler «seul à seul», «oreille à oreille», «œil à œil», «main dans la main», «cœur à cœur» mais surtout littéralement « tête à tête»   et par la suite devant l’Assemblée c’est le grand frère qui prend la parole pour donner le verdict final et le débat est clos. et si chez les Bapa on parle de la «Sainte obéissance» = «You’ou nye bi Mbâ, ba’a bi Mè, bi ga’an bè, ba’a bi tchyé bè,» = c'est-à-dire «L’obéissance au père, à la mère, à l’aîné et la personne qui est née avant toi» car  la personne a plus d’expérience ; tout ceci comme la règle d’or aux parents et en particulier aux ainés, il s’agit de sa.

 

3.12.       Attitude vis-à-vis du grand-frère de sa mère = le grand frère de la mère comme nous l’avons c’est surtout a une place de suppléant, d’officier de réserve ; on lui doit tout le respect du monde, on lui rend service, on lui obéit mais sa place est bien connue. il ne doit pas s’initier dans les affaires de la famille paternelle sans être inviter de façon explicite. le père ne peut laisser son grand frère et inviter le grand frère de la mère pour aller en tête. si le sujet est très lourd ; le père peut inviter les 02 grands frères. Autre exemple,  à l’absence du père, on ne peut pas servir le repas prévu pour le père au grand frère de la mère;  on le sert gentiment dans son assiette à part sans confusion. s’il ne reste que pour le père, on l’invite à l’attendre. Alors que si c’est le grand frère du père, on porte toute l’assiette de nourriture et pose devant le grand frère du père, il mange et laisse la part du père, son petit frère.

 

4.      Petite sœurs du père et de la mère

4.1.Quel est le terme utilisé dans la langue par la femme pour désigner la petite sœur de son père et de sa mère?

4.2.le terme utilisé dans la langue par la femme pour désigner la petite sœur de son père = «Tcheug djyme Mbô yi Minjwïe» ou «Meumè Mbô Minjwïe yi keu’eu » ou «Meumè Mbâ Minjwïe yi keu’eu».

4.3.terme utilisé dans la langue par la femme pour désigner la petite sœur de sa mère = «Tcheug djyme Mô yi Minjwïe» ou «Meumè Mô Minjwïe yi keu’eu » ou «Meumè Meumô Minjwïe yi keu’eu».

 

4.4.Quelle est la traduction littérale de chaque terme ?

4.5.«Tcheug djyme Mbô yi Minjwïe» = cadet  du père : fille, femme;

«Meumè Mbô Minjwïe yi keu’eu» = enfant de la mère du père la petite  sœur ;

«Meumè Mbâ Minjwïe yi keu’eu».= enfant de la mère du père la petite sœur;

 

4.6.«Tcheug djyme Mô yi Minjwïe» = cadette de la mère;

 «Meumè Mô yi keu’eu yi Minjwïe» = enfant de la mère de la mère la petite sœur;

 «Meumè Meumô Minjwïe yi keu’eu».= enfant de la mère de la mère la petite sœur;

 

4.7.Qu’est-ce que chaque terme veut dire dans votre culture ?

4.8.«Tcheug djyme Mbô yi Minjwïe» = enfant de la mère du père la petite sœur ; = cela veut dire que celle qui vient à la rescousse du père en cas besoin d’affection, d’éducation, de nutrition, d’aide, d’accompagnement; de recadrage des enfants dans la famille; vis-versa ils s’envoient mutuellement et réciproquement des enfants à élever ; s’il y a accouchement c’est à elle et à la mère à s’en occuper.

«Meumè Mbô Minjwïe yi keu’eu» = enfant de la mère du père la petite sœur; = idem

«Meumè Mbâ Minjwïe yi keu’eu».= enfant de la mère du père la petite sœur ; = idem

4.9.«Tcheug djyme Mô yi Minjwïe» = cadette de la mère;

 «Meumè Mô Minjwïe yi keu’eu» = cadette de la mère;

Enfant de la mère de la mère la petite sœur;

 «Meumè Meumô Minjwïe yi keu’eu».= enfant de la mère de la mère la petite sœur;

 

4.10.       Comment une femme dans votre communauté doit se comporter vis-à-vis de la petite sœur de son père et de sa mère ?

4.11.       Comment une femme dans votre communauté doit se comporter vis-à-vis de la petite sœur de son père = c’est en général l’attitude de respect, mais, d’attention, d’obéissance, d’accueil et surtout de service; mais il faut avouer qu’aujourd’hui cela dépend aussi du caractère de la concerné, si elle est arrogante, autoritaire et violente comme celle que  je connais dans ma famille, alors c’est la réserve, le recule, une attitude de retrait en sa présence. si non la coutume et la tradition Bapa prévoient qu’on réserve une place exceptionnelle : elle comme une conseillère, comme l’encadreur des autres femmes de la famille paternelle; sur le plan éducation de la famille, elle dit tout et tout droit aux filles au sujet de l’amitié mixte, relations-filles –garçons, elle observe l’habillement, le comportement à la maison, surveille la façon de préparer des jeunes filles de la famille paternelle; elle mène des enquêtes sur la vie des filles de la famille paternelle et les met sur le droit chemin. elle a droit d’élever le ton, cela lui es officiellement reconnu. Elle accueille et élève les filles de ses frères chez elle. etc.

4.12.       Comment une femme dans votre communauté doit se comporter vis-à-vis de la petite sœur de sa mère= la petite sœur de la mère doit veiller également sur la vie morale, psychologique, sentimentale bref sur l’éducation de la jeune fille. elle vient en  «Mègœp po’o» = «mère poule», picore des graines pour nourrir les filles de sa sœur. Contrairement au côté paternelle où l’autorité de l’autre est très visible, celle-ci est humble, elle se fait aimer, car officiellement elle n’a pas le droit et le pouvoir d’élever le ton. elle vient en officier de réserve proposer ses services, sa disponibilité et son amour aux filles de sa sœur.    Comme pour dire si le côté paternel ne marche pas, tu peux te refugier aux côtés maternels.

 

5.      Grande-sœur du père et de la mère

5.1.Quel est le terme utilisé dans la langue par la femme pour désigner la grande sœur de son père et de sa mère ? Quelle est la traduction littérale de chaque terme ?

5.2.Terme utilisé dans la langue par la femme pour désigner la grande sœur de son père = «Ga’anbhè Mbô yi Minjwïe», «Meumè Mbô Minjwïe yi bhè», «Meumè Mbô Minjwïe yi dyme»   «Meumeu Bâ Minjwïe yi bhè»

5.3.Terme utilisé dans la langue par la femme pour désigner la grande sœur de sa mère = «Ga’anbhè Mô yi Minjwïe», «Meumè Mô Minjwïe yi bhè», «Meumè Mô Minjwïe yi dyme» «Meumè Meumo Minjwïe yi bhè»,

 

5.4.Quelle est la traduction littérale de chaque terme ?

5.5.«Ga’anbhè Mbô yi Minjwïe», = Sœur -aînée du père;

«Meumè Mbô Minjwïe yi bhè» = Sœur-aînée du père enfant de sa mère;

«Meumè Mbô Minjwïe yi dyme» = Grand- Sœur du père enfant de sa mère;

«Meumeu Bâ Minjwïe yi bhè» = Sœur-aînée du père enfant de sa mère;

 

5.6.«Ga’anbhè Mô yi Minjwïe» = Sœur -aînée de la mère;

 «Meumè Mô Minjwïe yi bhè»= Sœur-aînée de la mère enfant de sa mère;

«Meumè Mô Minjwïe yi dyme»= Grand-Sœur de la mère enfant de sa mère;

 « «Meumè Meumo Minjwïe yi bhè»= Sœur-aînée de la mère enfant de sa mère;

 

5.7.A quoi renvoie chaque terme utilisé dans votre tradition ?

5.8.        «Ga’anbhè Mbô yi Minjwïe», = la sœur -aînée du père renvoie à l’image de la grand-mère paternelle, une autre autorité maternelle de la famille. Elle est comme une médiatrice entre la grand-mère et les enfants ou les jeunes de la famille paternelle;  très rigoureuse et autoritaire; trop regardante du côté propreté, habillement, nutrition, devoir en famille à domicile; elle transmet les us et coutumes aux jeunes; rappel les devoirs, les règles ; assure la discipline.

«Meumè Mbô Minjwïe yi bhè» =  Sœur-aînée de la mère enfant de sa mère; Elle a lien du même sang avec le père, d’où la notion d’aucune crainte à avoir quant à l’amour qu’elle a pour nous les enfants et les jeunes de la famille paternel;  Ayant le même sang, ayant la même, étant sortie du même ventre que le père, cela ne présage pas de doute sur la sincérité, la vérité, la justice, l’égalité à établir à faire régner dans la famille;

«Meumeu Bâ Minjwïe yi dyme» = juste une nouvelle notion entre «bhè» et «dyme» ; «bhè» = devant et «dyme»  = grand ; si non c’est la même explication qui convient.

 

N.B :«Mbô» = père et «Mbâ» = grand-père (père)

 

5.9.        «Ga’anbhè Mô yi Minjwïe» = Sœur -aînée de la mère; elle est joue le rôle de grand –mère maternelle;  elle apporte la douceur, la consolation en cas de blessure provenant de la famille paternelle;  elle est comme un radar qui prête attention et saute sur l’occasion pour penser les plaies et les blessures, aident à cicatriser et à penser les   plaies ou les blessures; elles offrent des cadeaux, des vêtements, animatrice de la famille; elle rassure, aide les enfants dans à peaufiner leur projet de vie, à s’organiser.

 

 «Meumè Mô Minjwïe yi bhè»= Sœur -aînée de la mère de même mère que la mère ; cela rassure qu’ayant la même mère, le même sang, rien douteux ne peux transparaitre dans l’action de l’une contre l’autre. Elle a dans la tête de tous et de toutes,  rang de mère, l’égale de la mère. Elle prend la parole à la place de sa petite sœur.

 « «Meumè Meumo Minjwïe yi dyme»= idem car « bhè» et «dyme» c’est devant et grand pour signifier que si elle est devant, elle est la plus âgée.

 

5.10.       Dans votre tradition, quelles sont les attitudes qu’une femme doit avoir avec la grande sœur de son père et de sa mère ?

5.11.       les attitudes qu’une femme doit avoir avec la grande sœur de sonpère= attitude de respect et d’accueil, elle lui donne le rang dû à la mère du père; car la grand-sœur du père relaies la mère du père, soit donc la grand-mère paternelle; elle est l’image de la grand-mère paternelle et doit le transmettre aux petits enfants; elle ne saurait transmettre ce qui est contradictoire ou contraire à ce qu’elle a reçu de la mère du père; elle détient l’autorité, maternelle de la famille paternelle;

 

5.12.       les attitudes qu’une femme doit avoir avec la grande sœur de sa mère : = exactement comme plus haut, elle reçoit le respect et l’accueil due à la grand-mère maternelle, car elle est sont image. c’est pourquoi il y a accouchement, si la mère de la mère n’est pas disponible, elle délègue la grand-sœur en question; afin qu’elle vienne porter secours auprès de celle qui vient d’accroitre les membres de la famille. pendant ce temps, elle y transmet tout l’héritage familial qu’elle a reçu à la fois à la mère de l’enfant et à l’enfant.

 

6.      Grand-père paternel et maternel

6.1.Quel est le terme que la femme utilise pour désigner son grand-père paternel et sa grand-mère paternel dans votre langue ? Quelle est la traduction littérale de chaque terme ?

6.2.Terme que la femme utilise pour désigner son grand-père paternel = «Mbô  yi dyme»  ou «Bâ Mbô  yi dyme»

 

6.3.Terme que la femme utilise pour désigner le terme que la femme utilise pour désigner sa grand-mère paternel = «Mbô  yi dyme, dyme mè»  ou «Bâ Mô  yi dyme»

 

6.4.Quelle est la traduction littérale de chaque terme ?

 

6.5.«Mbô  yi dyme» = le grand-père ou mieux le père le plus grand paternel;

«Bâ Mbô  yi dyme»=  le père du père, le grand-père, mieux le père le plus grand paternel;

 

6.6.«Bâ Mô  yi dyme» = le grand –père de la mère ou mieux le père le plus grand maternel;

«Mbô  yi dyme, dyme mè» = le grand-père du côté maternel;

 

6.7.Dans l’esprit de la tradition, que veut dire chaque terme utilisé ?

6.8.«Mbô  yi dyme» = le grand-père ou mieux le père le plus grand paternel = cela veut dire celui qui représente la figure même de toute la famille; il est le représentant des ancêtres, il intercède auprès des ancêtres pour tous les membres de la famille; c’est lui qui béni les membres de la famille avant toute grande entreprise, avant tout long voyage, avant le mariage; il est le nombril de la grande famille; l’épicentre de la famille, aucune grande décision ne peut se prendre sans lui. d’ailleurs à toute occasion il consulte les ancêtres et tous les membres influents de la famille, ses amis et connaissances avant d’agir; il parle au nom de toute la famille; ses décisions sont irrévocables; d’ailleurs c’est lui qui porte le nom officiel de la famille dans tout le village et la chefferie Bapa. Au fur et à mesure des naissances, il est nommé parmi les nouveau-nés pour poursuivre le nom la lignée et son éternité.

 

«Bâ Mbô  yi dyme»= le père du père, le grand-père, mieux le père le plus grand paternel; idem c’es simplement l’appellation qui change; 

 

6.9.«Mbô  yi dyme, dyme mè» = le grand –père de la mère ou mieux le père le plus grand maternel = il est là en appui auprès du grand-père paternel, il est consulté pour des questions au sujet par exemple du divorce de la femme; il intervient énergiquement; il veille sur les enfants de sa fille afin que si la famille paternelle échoue dans sa mission, il assure le relais;  il accueille les enfants de sa fille qui viennent pour la cérémonie très importante : «D’assise sur la chaise» appelée chez les Bapa : «Tchouè len».  il veille au blindage des enfants de sa fille, afin qu’aucun problème mystique ne les atteigne. il est un veilleur sur le plan affectif. etc…..

 

 «Bâ Mô  yi dyme» = le grand-père du côté maternel; = idem juste le nom change mais le contenu est le même.

 

6.10.       Dans la tradition, comment la femme doit se comporter avec son grand-père paternel et sa grand-mère paternelle?

 

6.11.       Comment la femme doit se comporter avec son grand-père paternel ?= le grand-père paternel fait figure de l’exécutif, elle accueille toute ses décisions sans rechigner, sans discussion. il fait des recherches de toute sorte, pour sauvegarder la famille et  sa progéniture : il assure le bon fonctionnent et la relation entre les trois piliers fondamentaux de la famille chez les Bapa à :

 -   la terre ou concession familiale ; 

-          les vivants;

-          les morts;

Il participe de la gestion du pouvoir dans le village, à la chefferie pour accorder du prestige à la famille;

La femme est au service de cette grand autorité de la famille qu’est le grand –père ; on le ménage, le soutien ;  l’entretient ; le nourrit ; veille sur sa santé ; sa propreté vestimentaire;  le respecte; l’habille, on lui fait des offres, des cadeaux; bref on le met à l’aise, à l’abri de tout ce qui peut l’éloigner de son devoir de grand-père.

 

 

6.12.       Comment la femme doit se comporter sa grand-mère paternelle ?= la grand-mère paternel est fait figure du législatif; elle veille, c’est un radar, un consultatif, mais aussi un exécutif en cas de défaillance du côté paternel;

 La femme lui doit affection. Respect. Elle doit tenir les deux bras celui du père et de la mère; elle doit être attentive et mettre en exécution les recommandations provenant des deux sources; chez les Bapa le rôle du père ou grand-père est bien distinct de celui de la mère ou de la grand-mère;

 

 

 

II.                Dénomination des membres au sein du foyer conjugal par la femme dans le grassfields

1.      Mari et la femme

1.1.Dans votre communauté, quel est le mot ou l’expression utilisée par la femme pour désigner son mari ? Quelle est la traduction littérale de mot ? Que veut dire ce terme utilisé dans votre tradition?

1.2.le mot ou l’expression utilisée par la femme pour désigner son mari ?  = «Dzè», «Dzè-a», « Yiè ga’an ndyé »,  «Yiè da’akwè»

1.3.Quelle est la traduction littérale de mot ?

«Dzè»= mari, époux;

 «Dzè-a»= mon mari, mon époux;

«Yiè ga’an ndyé» = le pilier de mon foyer, la pierre angulaire de ma maison

«Yiè da’akwè» = mon ramasseur de bois;

 

1.4.Que veut dire ce terme utilisé dans votre tradition?

«Dzè»= mari, époux = ça veut dire l’homme de ma vie mais surtout chez les Bapa, le marie ou l’époux s’identifie au «PERE DES ENFANTS» car l’objectif du mariage c’est la procréation, au cas contraire c’est l’échec total; l’homme qui m’aimera autant que je l’aime;

 «Dzè-a»= mon mari, mon époux = celui que Dieu m’a donné, ma part d’héritage naturel et divin ; donné par le destin;

« Yiè ga’an ndyé »= le pilier de mon foyer, la pierre angulaire de ma maison = celui qui soutien ma maison, mon foyer mais davantage mon existence;  mon défenseur en cas de danger, en cas d’attaque, en cas de tourbillon, de violence, d’attaques de toute sorte, de toute nature; celui veillera sur mes enfants ;

«Yiè da’akwè» = le pilier de mon foyer, la pierre angulaire de ma maison = chez les Bapa le mariage conçu à l’image du foyer, du feu, avec ses trois pierres. L’homme ou époux est considéré comme le ramasseur de bois, élément fondamental et essentiel pour avoir le feu. tant qu’il y a ce bois, la femme préparera toujours à manger aux membres de la famille;

 

1.5.Concernant le mari, quel est le terme qu’il utilise pour désigner sa femme et quelle est la traduction littérale de ce terme ? Qu’est-ce que ce mot veut dire ?

1.6.Concernant le mari, quel est le terme qu’il utilise pour désigner sa femme ? =  «Minjwïe», «Njwïe-a», «Ma’a po’o», «Ma’a po’o pè», «Yiè tsye poua-a mo’ok», «Yiè do’m tchen», «Yiè ba’an thùme»

 

1.7. Quelle est la traduction littérale de ce terme ?

«Minjwïe» = femme;

«Njwïe-a» = ma femme, mon épouse;

«Ma’a po’o» = la mère des enfants

«Ma’a po’o pè»= la mère de mes enfants

«Yiè tsye phoua-a mo’ok» = celle qui enlève mes mains du feu;

«Yiè do’om tchen»= Celle qui me prépare à mange;

 «Yiè ba’an thùme»= le noyau de mon Cœur;

 

1.8.Qu’est-ce que ce mot veut dire ?

«Minjwïe» = femme = chez les Bapa la femme c’est la femelle de l’homme, l’objet de réjouissance de l’homme, ce que l’homme a de plus précieux et de plus cher dans sa vie et son existence;  car c’est elle mobilise toute ses forces; car elle est  une présence et une aide précieuse pour refaire ses forces, son être et son action;

«Njwïe-a» = ma femme, mon épouse = chez les Bapa, c’est celle que mes parents ont choisi, les ancêtres, Dieu, le destin et la providence. Ce choix se fait parfois dès le sein maternel dans une famille cible où il y a parfois même déjà connaissance réciproques entre les parents, entre les membres.

«Ma’a po’o» = la mère des enfants = chez les Bapa, l’éternité se trouve dans les enfants et les petits enfants, bref dans sa progéniture. La mère de mes enfants dit tout et long. La femme est celle qui accouche élève, entretient, éduque, nourrit, protège, lave, habille, veille sur sa sécurité etc. elle est au centre de toute préoccupation pour une telle vocation de la femme;

«Ma’a po’o pè»= la mère de mes enfants =  de surcroit la mère de mes enfants, c’est pourquoi, l’homme au long de son existence avant sa mort, par des signes, des gestes, des regards, des paroles codées et sous codées démontre son amour sacré à l’endroit de la mère de ses enfants;

«Yiè tsye phoua-a mo’ok» = celle qui enlève mes mains du feu = chez les Bapa parce que l’homme est en général à l’extérieur du foyer pour la quête de qui nourrir son foyer, c’est la femme qui à l’intérieur fait tout. Cet exercice s’appelle [«Yiè tsye phoua-a mo’ok» = celle qui enlève mes mains du feu], autrement dit enlever ses mains du feu mieux l’épargner des problèmes quotidiens du foyer.

«Yiè do’om tchen»= Celle qui me prépare à mange = chez les Bapa, le repas est un moment très important de la vie, l’occasion des fêtes, des réjouissances, des manifestations profondes de la joie, au centre il y a le repas, la nourriture. Quand l’homme rentre du travail fatigué, il a besoin d’un bon repas. Bien préparé, bien fait, bien servi ; c’est pourquoi les Bapa nomment l’épouse : [«Yiè do’om tchen»= Celle qui me prépare à mange]

 «Yiè ba’an thùme»= le noyau de mon Cœur = Chez les Bapa, le noyau, le cœur, c’est le centre de respiration de l’être humain. Avoir une femme qui ne vous offre pas la paix, c’est la souffrance infinie. En avoir est une grâce. il faut donc la nommer ainsi. 

 

1.9.Sur le plan traditionnel, comment la femme doit se comporter vis-à-vis de son mari ? Et l’homme, comment va-t-il traditionnellement se comporter avec sa femme ?

 

1.10.       Comment la femme doit se comporter vis-à-vis de son mari ?=

Procréatrice des enfants; Fidèle; Soumise; Serviable; Travailleuse; Vigilante;  Prévoyante; Economique; Discrète; Compatissante; Accueillante;  Amie avec la mère de son époux; Sage; Tolérante ; Femme avisée; Avoir une connaissance parfaite de son époux, distinguant ses qualités et ses défauts pour mieux le connaitre l’aimer et le servir; être une très bonne cultivatrice, élever les poules;  veiller aux biens visible de son époux;

 

1.11.       Et l’homme, comment va-t-il traditionnellement se comporter avec sa femme ?=

Etre procréateur, fécond ; Etre protecteur ; Etre travailleur;  Etre sociable, Etre visionnaire pour organiser le futur de la progéniture; dialoguer avec son épouse en secret;  étendre ses richesses pour nourrir le foyer, sa famille et celle de la femme;  offrir de temps des cadeaux à son épouse de façon discrète;  visiter sa belle famille; construire la maison de son épouse; construire son grenier, l’aider à ramasser son bois, dans les travaux de champs : débroussailler, découper les feuilles de bananiers, couper les souches de raphia, les gros morceaux de bois; payer les frais scolaires des enfants ; contribuer régulièrement à la ration alimentaire; veiller à la sécurité des membres de la famille, de la maison, de la concession familiale ; construire la barrière pour délimiter la concession familiale ; créer la plantation familiale; faire l’élevage des chèvres, des porcs etc…

 

2.      Grand-frère et petit-frère du mari de la femme

2.1.Dans votre langue, comment la femme appelle le grand-frère et petit frère de son mari ? Quelle est la traduction littérale de chaque mot ?

 

2.2.Comment la femme appelle le grand-frère de son mari ? = «Ga’an bhè dza’a yi ba’an» ou «Meumè dza’a  ba’an yi dyme» ou ««Meumè yiè da’ak kwè yi dyme»

 

2.3.Comment la femme appelle le petit frère de son mari ? = «Tcheug djyme dza’a yi ba’an» ou «Tcheug djyme ba’an  yiè ga’a ndyé» ou «Tcheug djyme ba’an  yiè da’ak kwè»

 

2.4.Quelle est la traduction littérale de chaque mot?

2.5.«Ga’an bhè dza’a yi ba’an» = le frère ainé de mon mari;

«Meumè dza’a  ba’an yi dyme» = le grand-frère de mon mari, de même mère;

«Meumè yiè da’ak kwè ba’an yi dyme» = le grand frère de mon ramasseur de bois, de même mère;

2.6.«Ga’an djyme dza’a yi ba’an» = le petit-frère de mon mari ;

«Tcheug djyme  ba’an yiè ga’a ndyé» = le petit-frère de mon  pilier de maison;

«Tcheug djyme  ba’an yiè da’ak kwè» = le petit-frère de mon  ramasseur de bois ;

 

2.7.Dans la tradition, qu’est-ce que chaque mot veut dire?

2.8.«Ga’an bhè dza’a yi ba’an» = le frère ainé de mon mari = le grand frère de mon mari veut dire l’homme qui est né avant mon mari; Dans la tradition on le considère comme le futur mari en puissance, car en cas de décès de son petit frère, le grand frère lave (so’ok) l’épouse de son petit frère. Le grand frère a le droit de prend la parole à la place de son petit frère.  Quand d’ailleurs, la femme l’appelle «époux» et le grand frère du mari appelle la femme de son petit sa femme «Djwùya’a».

 

«Meumè dza’a  ba’an yi dyme» = le grand-frère de mon mari, de même mère=  idem seulement il y a l’aspect affectif qui prend le dessus;

«Meumè yiè da’ak kwè ba’an yi dyme» = le grand frère de mon ramasseur de bois, de même mère = Idem, seulement l’aspect de la vie quotidienne prend le dessus ; par exemple ramasser le bois, rendre de petit service;

2.9.«Ga’an djyme dza’a yi ba’an» = le petit-frère de mon mari  = lui également est perçu comme époux en puissance mais avec beaucoup de réserve; toutefois il bénéficie des droits dus à sa qualité frère de l’époux même père et même mère; ainsi dans la maison de son grand frère, il est super respecté par l’épouse de son grand frère;

«Tcheug djyme  ba’an yiè ga’a ndyé» = le petit-frère de mon  pilier de maison = Idem, mais sur l’aspect de l’assistance ;

«Tcheug djyme  ba’an yiè da’ak kwè» = le petit-frère de mon  ramasseur de bois  = Idem mais vu sous l’aspect pratique de la vie quotidienne;

 

2.10.       Quelles considérations la femme doit avoir avec le grand-frère et petit frère de son mari?

2.11.       considérations la femme doit avoir avec le grand-frère de son mari? = simplement dans la tradition Bapa, le grand frère de son mari est son futur mari en puissance en cas de décès; dans cette logique elle un bien dans de réserve dans son grenier;  elle le considère déjà comme elle accueille son époux, et le traite presque de la même manière ;

2.12.       considérations la femme doit avoir avec le petit frère de son mari? =

le petit frère du mari est reçoit la même considération mais avec un tout petit  peu de réserve; 

 

3.      Grande-sœur et petite sœur du mari

3.1.Dans la tradition, comment la femme appelle la grande-sœur et la petite sœur de son mari? Quelle est la traduction littérale de chaque mot?

 

3.2.la grande-sœur sœur de son mari? = «Ga’an bhè dza’a yi minjwïe» ou «Meumè ga’ak ndyé minjwïe yi bhè» ou «Meumè yiè da’ak kwè minjwïe yi bhè»

3.3.la petite sœur de son mari? = «Tcheug djyme dza’a yi minjwïe» ou «Meumè yiè ga’an ndyé minjwïe yi keug» «Meumè yiè da’ak kwè minjwïe yi meudo’o»

 

3.4.Quelle est la traduction littérale de chaque mot?

 

3.5.«Ga’an bhè dza’a yi minjwïe» = la sœur ainée de mon mari;

«Meumè yiè da’ak kwè minjwïe yi bhè» = la grande sœur de mon ramasseur de bois

«Meumè yiè ga’ak ndyé minjwïe yi bhè» =la grande sœur du pilier de ma maison même mère;

 

3.6.«Tcheug djyme dza’a yi minjwïe» = la petite sœur de mon mari;

«Meumè yiè ga’an ndyé minjwïe yi keug» = la petite sœur du pilier de ma maison, même mère;

«Meumè yiè da’ak kwè minjwïe yi meudo’o»= la petite sœur de mon ramasseur de bois, même mère;

 

3.7.Dans votre communauté, comment peut-on expliquer chaque terme ?

3.8.«Ga’an bhè dza’a yi minjwïe» = la sœur ainée de mon mari = Elle est considérée comme la belle –mère;  elle est accueillie, respecté et reçoit tous les honneurs dus au rang de la mère du mari. Elle est considérée comme médiatrice entre la belle et l’épouse. Elle a autorité et parole de décision;  elle gronde quand il le faut et est très bien respectée. Elle agit en lieu et place de la grand-mère en son absence; Elle est trône à la tête de la maternité de la famille du mari; Elle donne des instructions et des consignes en lieu et place de la mère du mari quand elle est présente et quand la mère du mari est absente;

 

«Meumè yiè da’ak kwè minjwïe yi bhè» = la grande sœur de mon ramasseur de bois = Idem

«Meumè yiè ga’ak ndyé minjwïe yi bhè» =la grande sœur du pilier de ma maison même mère =  Idem

3.9.«Tcheug djyme dza’a yi minjwïe» = la petite sœur de mon mari = Elle est comme l’image du côté maternelle du mari ; contrairement à la grande sozeur elle agit avec réserve; pas avec grande autorité;  toutefois on voit entièrement en elle, l’image de la mère du mari;

«Meumè yiè ga’an ndyé minjwïe yi keug» = la petite sœur du pilier de ma maison, même mère = Idem.

«Meumè yiè da’ak kwè minjwïe yi meudo’o»= la petite sœur de mon ramasseur de bois, même mère = Idem.

 

3.10.       Dans votre communauté, quels sont les types d’attitudes recommandées entre la femme et la petite sœur, la grande-sœur de son mari ?

3.11.        Attitudes recommandées entre la femme et la petite sœur de son mari ?= Attitude de respect mutuelle, d’accueil, de dialogue pour gérer les affaires courantes du foyer.

3.12.        Attitudes recommandées entre la femme et la grande-sœur de son mari ? = Attitudes de soumission, d’obéissance à l’endroit de la grand-sœur du mari, car elle fait figure représentante de la mère du mari;   elle a plus de pouvoir que la petite du mari;

 

4.      Désignation des enfants de la femme

Dans la tradition, quel est le nom que la femme utilise pour désigner :

N.B 01:Chez les Bapa, c’est le mari qui librement en concertation ou en dialogue avec son épouse choisit le nom de l’enfant; d’après la tradition et la coutume, le mari le fait suivant un ordre : si son premier enfant c’est un garçon, il donne soit le nom de son grand-père paternel, soit le nom de son père direct ou de son tuteur. Si son premier enfant est une fille, il donne le nom soit de sa grand-mère paternel ou de sa mère directe; il peut pencher aussi suivant le même ordre du côté de sa famille maternelle si il a été élevé par là; Au deuxième enfant le mari, s’il aime bien son épouse, il se tourne vers sa famille et le 2e enfant garçon ou fille prend le nom soit du père directe de la femme, soit de la mère directe de la femme; Au 3e et au 4e ou même 5e enfant, le nom peut être attribué maintenant aux oncles et tentes influents des deux familles;

N.B 02:Mais dans les temps immémoriaux chez les Bapa, le mari donnait le nom en fonction des circonstances et situation de sa vie. Le nom immortalisait l’histoire du couple : les évènements tristes ou joyeux de leur cheminement ; Egalement chez les Bapa y a le choix obligatoire des noms selon la nature ou la manière d’arrivée de l’enfant dans ce monde :

Par les pieds ;

Les jumeaux ;

Les jours fériés ;

Le cadet des jumeaux;

Nés après le décès du père;

Par amitié avec même un étranger; etc.

 N.B 03 : C’est pourquoi dans la suite, pour répondre aux questions posées dans ce cadre nous ne donnerons que des l’aspect littéral du nom demandé;

4.1.Son premier garçon ? Quelle est la traduction littérale de ce terme et à quoi renvoie-t-il ? Quel type de comportement doit-on avoir entre la femme et son premier fils/fille dans votre tradition ?

4.2.Le nom que la femme utilise pour désigner  son premier garçon ? = «Tsè fè-a yi ba’an» ou «Dhùn-bhè Meu-a ba’an»

4.3.Traduction littérale de ce terme

«Tsè fè-a yi ba’an» = mon premier fils;

«Dhùn-bhè Meu-a ba’an» = mon premier garçon;

4.4.A quoi renvoie-t-il? =

«Tsè fè-a yi ba’an» = mon premier fils = Chez les Bapa le premier enfant du foyer est signe de bénédiction, cela signifie que Dieu a bénit le couple ; que Dieu a donné son onction au couple, qu’il a mit la main déçu et s’accorde avec le projet humain; Et si en plus ce premier enfant est de sexe masculin, alors c’est double bénédiction;  non seulement Dieu a béni le couple, Dieu leur donne un successeur pour pérenniser la vie ou l’histoire du couple; si c’est une fille qui vient en premier, c’est aussi signe de bénédiction, mais le couple devra encore patienter pour avoir le garçon.

«Dhùn-bhè Meu-a ba’an» = mon premier garçon = Idem

 

 

4.5.Quel type de comportement doit-on avoir entre la femme et son premier fils/fille dans votre tradition? = c’est un comportement de digne respect, accueillir le don de Dieu, l’aimer et l’entretenir; car ce premier est celui qui continuera la lignée comme futur successeur;  d’ailleurs le surnom que la femme chez les Bapa c’est «Dza’a» qui signifie mon mari.

 

4.6.Sa deuxième fils/fille ? Quelle est la traduction littérale de ce terme et à quoi renvoie-t-il ? Au regard de ce terme, quelle relation la femme doit avoir avec son deuxième fils/fille ?

 

4.7.Le nom que la femme utilise pour désigner  sa deuxième fille ?= «Meu-a ba’azè ya’apieu yi minjwïe»

4.8.La traduction littérale de ce termeMeu-a ba’azè ya’a pieu yi minjwïe» = mon 2e enfant fille;

4.9.A quoi renvoie-t-il?= Dans la tradition et la coutume Bapa cela renvoie disons directement au futur successeur de la femme elle-même; c’est un don de Dieu pour elle, car elle voit en elle sa future remplaçante, celle qui prendra soin de tous ces enfants;

4.10.       Relation que la femme doit avoir avec son deuxième fils/fille ?

Relation intime à un haut niveau et à un très haut degré ; la mère transmet à sa fille tout ses secrets;  les qualités de tendresse, d’écoute, de tolérance, de pardon, de réconciliation qu’elle  devra avoir vis-à-vis des autres : ses frères et sœurs d’une même mère, d’un même intestin, du même sang;

 

4.11.       Son troisième fils/fille ? Quelle est la traduction littérale de ce terme ? Qu’est-ce que ce terme veut dire ? Au regard de ce terme, quelle attitude la femme doit avoir avec son troisième enfant ?

 

4.12.       Le nom que la femme utilise pour désigner Son troisième fils/fille ? = «Meu-a ba’azè ya’a ta’a ba’an» ou ««Meu-a ba’azè ya’a ta’a Minjwïe»

4.13.       La traduction littérale de ce terme ? =

«Meu-a ba’azè ya’a ta’a ba’an» = mon 3e garçon;

«Meu-a ba’azè ya’a ta’a Minjwïe» = ma 3e fille;

4.14.       Qu’est-ce que ce terme veut dire ? =

«Meu-a ba’azè ya’a ta’a ba’an» = mon 3e garçon = pour les Bapa, C’est la richesse du don de Dieu qui se déverse dans le foyer, au milieu du couple, pour les récompenser de  leur bon témoignage de vie, l’obéissance à leur parents, le travail exemplaire et juste pour gagner leur vie; dans la tradition et la coutume Bapa, le garçon fait la très grande fierté des époux, des hommes et du mari dans le foyer. le père voit toujours en ces garçons non seulement ses futurs héritiers mais surtout une source intarissable de richesse ; pour l’homme Bapa, sa fille est appelée à partir alors que le garçon est une valeur, une richesse sûre. Certes la fille est une richesse dans le cadre de la dot mais la véritable richesse du père c’est la naissance d’un garçon. pour le père, chez les Bapa,  lorsqu’il n’y a pas de garçon, c’est un fiasco.

 

«Meu-a ba’azè ya’a ta’a Minjwïe» = ma 3e fille = chez les Bapa la naissance des filles fait la fierté de la femme; elle non seulement son successeur, elle lui procurera beaucoup d’autres enfants à son image et porteront son nom.

 

4.15.       Quelle attitude la femme doit avoir avec son troisième enfant?=

Attitude de fierté, de joie, d’action de grâce et de remerciement à la providence qui lui tant de bien impérissable;

 

4.16.       Son quatrième fils/fille ? Quelle est la traduction littérale de ce terme et à quoi renvoie-t-il ? Quelles considérations la femme dit-elle avoir pour son quatrième fils/fille ?

4.17.       Le nom que la femme utilise pour désigner Son quatrième fils/fille ? = «Meu-a ba’azè ya’a kwieu ba’an» ou ««Meu-a ba’azè ya’a kwieu Minjwïe»

4.18.       La traduction littérale de ce terme=

«Meu-a ba’azè ya’a kwieu ba’an» =  mon 4e garçon;

«Meu-a ba’azè ya’a kwieu Minjwïe» = ma 4e fille;

 

4.19.       A quoi renvoie-t-il ? =

 

«Meu-a ba’azè ya’a kwieu ba’an» =  mon 4e garçon = richesse infinie, don immense de la divine providence, réussite du foyer; main de Dieu sur le couple;

«Meu-a ba’azè ya’a kwieu Minjwïe» = ma 4e fille = Idem.

 

4.20.       Considérations que la femme doit avoir pour son quatrième fils/fille ?=

Confirmation que la divine providence et les ancêtres sont avec eux dans leur foyer; appel à marcher sur le chemin de la justice et de la vérité pour ne pas en perdre même un seul ou une seule pour quelques raisons ou motifs que ce soit;

 

4.21.       Son cinquième fils/garçon ? Quelle est la traduction littérale de ce terme et à quoi renvoie-t-il ? Quelles considérations la femme doit-t-elle avoir pour son cinquième fils/fille ?

 

4.22.       Le nom que la femme utilise pour désigner Son cinquième fils/garçon? = «Meu-a ba’azè ya’a té ba’an»

4.23.       La traduction littérale de ce termeMeu-a ba’azè ya’a té ba’an» = mon 5e garçon;

4.24.       A quoi renvoie-t-il ?Meu-a ba’azè ya’a té ba’an» = mon 5e garçon = Surtout pour le mari, c’est une pléiade de successeur, il sera dans l’embarras de choix;

4.25.       Considérations que la femme doit avoir pour son cinquième fils/garçon?= pour la femme son garçon c’est l’image d’un soldat de plus que Dieu lui donne, un ange gardien ; il assurera sa défense sur tous les plans;

 

 

 

 

5.      Dénomination des frères et sœurs

5.1.Petit frère et grand-frère de la femme

5.1.1.      Dans la langue, quel est le mot que la femme utilise pour désigner son petit frère et son grand-frère? Quelle est la traduction littérale de chaque mot ? Quelles considérations la femme doit-t-elle avoir pour son petit-frère et son grand-frère

5.1.2.      Mot que la femme utilise pour désigner son petit frère = «Tcheug djym-a yi moba’an» ou «Meumo moba’an yi keug»;

5.1.3.      Mot que la femme utilise pour désigner son grand-frère= «Ga’an bhé-a yi moba’an» ou «Meumo moba’an yi dyme»;

5.1.4.      La traduction littérale de chaque mot

5.1.5.      «Tcheug djym-a yi moba’an» = mon cadet, mon petit frère;

«Meumo moba’an yi keug»=  mon petit frère même mère;

5.1.6.      «Ga’an bhé-a yi moba’an» = celui qui est né avant moi, même mère;

 «Meumo moba’an yi dyme»= mon grand frère  même mère;

 

5.1.7.      Considérations de la femme pour son petit-frère =

«Tcheug djym-a yi moba’an» = le petit-frère est une charge, un devoir d’encadrer pour participer à la croissance de la famille;  l’accompagner dans son éducation, dans sa croissance, son évolution, ses projets ; lui apporter l’amour nécessaire pour sa maturité affective; pourquoi présider au choix de son futur époux;

«Meumo moba’an yi keug»= Idem

 

5.1.8.      Considérations de la femme pour son grand-frère=

«Ga’an bhé-a yi moba’an» = c’est avec son grand frère, en lieu place parfois du père qu’elle fait des projets extraconjugaux pour prévenir l’échec dans son foyer;  elle arrive parfois à économiser et avec son grand frère acheter un terrain et construire une maison pour assurer davantage l’avenir des enfants; elle peut à travers son grand frère, à travers ses petites économies, créer une boutique, acheter un taxi en prévention de : «On ne sait jamais»…..Son grand frère est donc toujours un officier de réserve, un soldat caché près d’elle;

 «Meumo moba’an yi dyme»= Idem

 

5.2.Petite sœur et grande-sœur

5.2.2.      Dans la langue, quel est le mot que la femme utilise pour désigner sa petite-sœur et sa grande-sœur ? Quelle est la traduction littérale de chaque mot ? Dans la langue, qu’est-ce que chaque mot veut dire? Quelles considérations la femme doit-t-elle avoir pour sa petite-sœur et sa grande-sœur ?

5.2.3.      Le mot que la femme utilise pour désigner sa petite-sœur = «Tcheug djyma-a yi minjwîe» ou « Meumo minjwîe yi keug»

5.2.4.      Le mot que la femme utilise pour désigner sa grande-sœur =«Ga’an bhè-a minjwîe yi dyme» ou «  Meumo minjwîe yi dyme»

5.2.5.      la traduction littérale de chaque mot ? =

«Tcheug djyma-a yi minjwîe» = ma petite sœur

« Meumo minjwîe yi keug» = ma petite sœur, même mère;

 

5.2.6.      Qu’est-ce que chaque mot veut dire? =

«Tcheug djyma-a yi minjwîe» = ma petite sœur = celle qui vient après moi, qui met la main sur mon dot, du même sang, sorti du même intestin, du même ventre;

« Meumo minjwîe yi keug» = ma petite sœur, même mère = Idem

 

5.2.7.      Considérations de la femme pour sa petite-sœur= elle doit veiller sur elle de la même manière que les parents avaient veillés sur elle, c’est un devoir d’état, un relais à ne pas couper la chaine; c’est un devoir de conscience familiale; cela a été toujours ainsi chez les Bapa;

5.2.8.      Considérations de la femme pour sa grande-sœur = Elle a droit au respect et à la considération ; elle est l’image de la mère; elle doit l’écouter, la respecter, lui offre tout ce qu’elle de plus cher, de plus précieux; car elle est sa protectrice; vient à son secours lors des accouchements ou des conflits dans le foyer. elle l’aide à élever ses enfants en prenant d’autres enfants elles pour diminuer la charge de la petite sœur; etc….

 

6.            FEMME ET SUCCESSION

6.2.      Quelle est la personne qui est désignée par la femme pour assurer son héritage ? Quels sont les critères de choix et pourquoi ces critères ?

6.3.      La personne qui est désignée par la femme pour assurer son héritage?= «Sa fille bien-aimé», auparavant c’était toujours la fille ainée, mais depuis un certain temps, les choses ont changé, et le discernement n’est pas toujours lié à la maturité (liée à l’âge) plusieurs autres critères sont entrés en jeu ; elle choisit celle qui la ressemble le plus en tout,  qu’elle juge idoine et capable de continuer sa mission en absence;

 

6.4.      Les critères de choix  = l’attention aux autres ; la privation de soi pour partager aux autres; le souci de l’autre; le décentrement de soi vers les autres ; la capacité de rassemblement des autres ;  le détachement de soi vers les autres ; la ressemblance physique; la sauvegarde du bien commun; l’intérêt général;  la compassion ; l’ouverture aux autres, recherche de l’unité avec ses frères et sœurs etc…

 

6.5.      Pourquoi ces critères?= pour  vérifier qu’après la mort, ce ne sera pas la fin de tout mais que leur nom et leur histoire restent éternelle; que leurs œuvres soient poursuivies ; que leur nom ne s’efface pas, que leur flamme allumée de s‘éteigne pas. que leur arbre devienne un baobab étale beaucoup branches et porte beaucoup de fruits ;

 

6.6.      Dans la tradition de votre village, quel est le processus qui permet à une grand-mère ou une femme socialement mature de désigner son héritier pour continuer ses œuvres après son décès ? =  elle relève le nom sur un bout de papier et prend une photo du successeur met dans une enveloppe dépose auprès du chef du village. de son vivant elle fait des signes qui permettent aux personnes avisées et ressources de comprendre son message afin qu’après elle il n’y ait aucune confusion; etc….

6.7.      Comment se déroule la cérémonie d’intronisation du successeur de la grand-mère ou de la femme socialement mature décédée ? = Après le témoignage testamentaire, la concerné est appelée et présentée officiellement à la famille, on lui porte des ornements traditionnels que portait la défunte; on lui donne l’arbre de paix, tous les membres de la famille viennent faire la révérence, la saluer et reconnaitre en elle, la nouvelle maman; elle prend la parole pour saluer l’assistance si possible au cas contraire, une personne ressource, marraine le fait; etc….

6.8.      Qu’est ce qui est utilisé pendant la cérémonie d’intronisation de l’héritier (e) de la grand-mère ou de la femme socialement mature ? = l’arbre de paix, le vin blanc, la kola, le didyme (fruit des jumeaux), l’huile rouge, la viande de chèvre, le sel qu’on verse sur le crâne des ancêtres et aux différents lieux sacrés pour exprimer la communion entre Dieu, les ancêtres et les vivants dans la cérémonie qui a lieu. etc…

6.9.      Dans la tradition, pourquoi une grand-mère ou une femme socialement mature doit laisser un (e) héritier (e) après son décès ? = pour continuer son œuvre, pour prolonger son existence à travers la progéniture qui prend le relais. afin que son nom et celui de ses prédécesseurs ne s’éteignent point, afin que son nom toujours porté par sa descendance à jamais à travers ses fils, petits-fils et arrières petits-fils d’âge en âge, d’années et années, etc…

6.10.  Dans l’esprit de la tradition, que représente l’héritier (e) désigné (e) par la grand-mère ou par la femme socialement mature ? = l’héritier (e) désigné (e) représente la disparue elle-même en personne, comme pour dire elle n’est pas morte elle est toujours vivante;  elle représente toute la famille, toute la lignée depuis l’ancêtre fondateur jusqu’à celle qui est là consacrée et placée.

Merci pour votre aimable contribution.

 

TEFANG JOSEPH (JOJO-MAMAMA)

Animateur de la Langue Maternelle

BAPA de l’Ouest-Cameroun.

Tél .674523252/695100808

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Site web : www.bapaecole.cm


 

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