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Géographie et Histoire du groupement Bapa

« Village des rochers »

 

 

 

01/07/2017

AJEEPA’A

SECTION DE BAFOUSSAM                                                                                    

 

 

 

 

 

Mot clé : Bapa Ouest Cameroun, groupement Bapa, géographie Bapa, histoire des Bapa, histoire Bapa, Bapa hauts plateaux, histoitre de mon village.

 

 

Par Luc BOUKAM

Tél : (+237) 675969717/699592520

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Association des jeunes, élèves et étudiants Bapa (AJEEPA’A).

« NGWOUONG YA’ DÎM »

 

 

EPIGRAPHIE

 

 

 

 

 

 

« Un peuple sans histoire est un peuple sans arme. »

 

 

 

Alain FOKA

 

 

 

 

 

DEDICACE

 

       La grande tragédie de la vie n’est pas la mort ; mais ce qui meurt en nous alors que nous sommes encore vivant car la mort devrait être  la seule certitude que chaque être garde en soit. C’est de cette pensée que nous dédions ce document en la mémoire de nos ancêtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REMERCIEMENT

 

           La conception de ce document est l’aboutissement d’un travail particulièrement acharné, joignant ainsi les compétences acquises à travers des renseignements de qualités et l’assistance d’un grand nombre de personne sans lesquelles ceci n’aurai été possible.

           Nous souhaitons ici leurs témoignés l’expression de nos profond respect, et de nos gratitudes au travers ces quelques mots. Nous pensons ici a :

ü  Le seigneur Dieu (si) tout puissant qui nous a donné la santé, la force et le courage d’aller jusqu’au bout de nos efforts 

ü  Sa majesté SIMO David roi des Bapa

ü  Toutes les communautés Bapa de par le monde

ü  Le chef de la communauté Bapa de Bafoussam

ü  Papa DOMFANG André

ü  M. KEMCHE Jean

ü  M. KEMMOE Ludovic

ü  M. FANMEGNIE Joseph

ü  M. KENMEGNIE Robert

ü  M. SADEU Emanuel

ü  M. AKIM

ü  M. DJEUKEU Yannick

ü  M. NOUBE Alexandre

ü  M. GHOMSI Alain

ü  Papa DOMFANG Joseph

ü  Maman SIMO Hélène

ü  M. MPEUNGUEM Jean pierre

ü  M. KEMTCHOUANG KENMEUGNE Alain

ü  M. NOUBISSI Dieudonné

ü  M. TEPHANG Joseph

ü  Meukem  souboudié

ü  Wabé kuitchouang-yac

ü  Wabé kuiboufang

ü  M. YOUTE NOUMBISSI Jonas

ü  M. SIMO Simplice

 

Nous présentons ainsi notre haute gratitude à tous ceux donc le nom n’est pas mentionné et qui par leur assistance, ont pu nous aider dans la réalisation de ce travail.

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

Au vu de l’ampleur de la non disponibilité de façon permanente de l’histoire du groupement Bapa, nous, adhérents de l’association des jeunes, élèves, et étudiants Bapa , conscient de ce manquement ; nous avons opté pour la collecte des données afin de mettre à la disposition de tous les utilisateurs cet ouvrage qui s’intitule : « historique du groupement Bapa ».

 L’histoire étant le récit  des évènements relatif au peuple en particulier et à l’humanité en général.  Dans cet ouvrage nous avons détaillés  l’histoire du village Bapa.  Nous n’avons pas manqué de vous situer notre village et de vous présenter la biographie du dixième chef qui détacha les Bapa de la tutelle usurpé.


 

SOMMAIRE

                                     

Géographie et Histoire du groupement Bapa 

 

EPIGRAPHIE.. i

DEDICACE.. ii

REMERCIEMENT.. iii

INTRODUCTION.. iv

SOMMAIRE.. 1

DYNASTIE DE LA CHEFFERIE SUPERIEUR DU GROUPEMENT BAPA    2

CHANT DE REALLIEMENT BAPA... 3

BAPA PANORAMA... 4

L’HISTOIRE DU GROUPEMENT BAPA.. 10

I.                      CHEFFERIE DE CONSTRUCTION ANCIENNE MAIS D'UNE INSTALLATION TARDIVESUR LES HAUTS PLATEAUX DE L’OUEST CAMEROUN (ORIGINE DES POPULATIONS)  10

II..... TROIS  SIECLES  D’HISTOIRE (HISTOIRE COLONIALE). 11

III....... FACE A L’ORGUEIL, LA RUSE.. 12

IV....... FOSTO II DE BANDJOUN ET LA FAUSSE VASSALISATION DE BAPA    14

V............ LES ANNEES NOUKIMI : LE TRIOMPHE DE DAVID SUR GOLIATH (HISTOIRE CONTEMPORAINE). 16

VI....... HUIT MOIS DE VILLAGE MORT.. 17

VII...... DES ACTIONS EFFICACE DE L’ELITE EXTERIEURE.. 18

VIII..... BIOGRAPHIE DE SA MAJESTE NOUKIMI David.. 20

BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE.. 22

 

 

 

 

 

 

DYNASTIE DE LA CHEFFERIE SUPERIEUR DU GROUPEMENT BAPA

 

 

I.                  FE TCHOUANGMEGNE (FETCHOUANG) 1543-1571

II.               FE FANMEGNE 1571-1597

III.           FE DOMKOU 1597-1632

IV.           FE FANKEM YANDOM (FANYANDOM) 1632-1689

V.              FE MBOUWAC (FEBOU) 1689-1715

VI.           FE MBOUCHOUANG 1715-1758

VII.       FE FANKEMBOU 1758-1779

VIII.    FE FANKEM NGUIYIM (FANGUIYIM) 1779-1931

IX.           FE FANKEM DJUIKEM (FANDJUIKEM) 1931-1949

X.              FE NOUKIMI DAVID 1949-1993.

 

 

CHANT DE REALLIEMENT BAPA

pè ghŏ thum ngouon pá pè

 

Pe sè pè ghŏ thum ngouon pá pè

Cá’zè ngouon pó mè pók

pewan, pewan.

Ô pá yók yi pe lè ndzèh wók no’,

Cwê zou pe nte no’ ngwon ntyé wan

Mbyányè mbi  mbá-zók

Mbyányè mbi mé-zók

Mbyányè mbi pò pi wap lè ndzé po’páp

Ά mbe wók   Ά mbe wók.

Pwâ thum pà pè, Pwâ thum pà pè

Pà thum ngouon Camelum, thum ngelafit, pac mbínum

Num, num ,num.

Auteur le plus reconnu : KENMEGNIE Robert  (SOP KUETCHEUE); certaines sources affirme que cette chanson avait été formulé par certain jeune Bapa se trouvant à l’époque à Bafoussam et passant leur journée a la quête du bien être en vendant les arachides.  Lors de leurs  repos  ils avaient chacun pour devoir de formulé une chanson en langue et surtout parlant du village Bapa et celle énuméré ci-dessus fut retenu.  Parmi  ces auteurs nous pouvons citer : NOUTACDIE, DOMFANG Joseph, KENMEGNE Robert, FANKEM Emanuel et NZHEBOUFANG.

 

 

 

 

 

BAPA PANORAMA

 

Ø  SITUATION GEOGRAPHIQUE

 

Nom du groupement : BAPA

LOCALISATION 

Ø  Continent : Afrique

Ø  Zone : Afrique centrale

Ø  Pays : Cameroun

Ø  Région : Ouest

Ø  Département : Hauts-plateaux

Ø  Arrondissement : BANGOU

Bapa est un groupement de six villages de troisième degré (village TSELA, village LAGOU, village TOP, village DJEUKOU, village DENPA, village DJEUWANG) avec une Chefferie supérieure de deuxième degré

Ø  SUPERFICIE : Km2

Ø  SOMMET REMARQUABLE : TSELA (altitude moyen 1765m)

Ø  COORDONNEES GEOGRAPHIQUES : Bapa s’étend du sud au Nord du 5° 16’ au 5°18’ de latitude Nord. De l’Ouest à l’Est, il s’étend du 10°19 au 10°22’ méridien.

 

Ø  REGIME : monarchique, mais le pouvoir du monarque (chef) est contrôlé par plusieurs conseils donc les sièges sont à la chefferie.

 

 

VILLAGES LIMITROPHES

BAHAM à l’est

BADENKOP au sud

BATIE au nord et à l’ouest

 

Ø  POPULATION 

·           Intérieur : 5000 Habitants :

·           Diaspora : 16500 âmes.

BAPA est victime d’un exode massif. De nos jour, le flux le plus important de cette exode est constitué de jeunes contraints de quitter le village une foi le cycle secondaire bouclé.

 

Ø  ALTITUDE MOYENNE : 1600m

 

Ø  PAYSAGE : relief très accidenté comportant beaucoup d’affleurements de rochers.

 

 

Ø  RELIEF

Très accidenté comprenant essentiellement deux éléments :

·               Collines et montagnes

·               Vallées plus ou moins profondes

Bapa est caractérisée par la présence de nombreux rochers et collines formant à leurs sommets des plateaux. Le point le plus bas se trouve à l’intersection des rivières MEUWANG et WAC-WAC, deux des principales cours d’eau du groupement, a une altitude de 1555m. L’altitude le pus élevée se trouve à 1765m au quartier LOUG. Sur la base de ces deux niveaux on pourrait estimer l’altitude moyenne de Bapa à 1660m. Bapa est situé à1765m d’altitude par rapport à Bangou qui à 1800m d’altitude moyenne. Ce premier aspect physique de la zone a un incident substantiel sur son agriculture.

 

Ø  SOL

Ferralitique ; hydro morphe. Dans l’ensemble, sol pauvre du fait du lessivage et de l’érosion.

 

Ø  HYDROGRAPHIE

Pas de grand cours d’eau, mais quelques rivières :

SENHG-HEM

WAC-WAC

TCHUI

MEUWANG

SENHG-KOUOP

 

Ø  CLIMAT

Tempéré de montagne (Caméronien d’altitude) comportant:

·      une grande saison de pluies de juillet à  octobre

·      une grande saison sèche de novembre à mars

·      une petite saison sèche de mi-mai à juin

·      une petite saison de pluies d’avril à mai

L’éloignement du village Bapa par rapport à la mer fait que la mousson y arrive diminuée de son humidité. Par ailleurs on estime que le taux hydrométrique de l’air varie entre 40% et 68%. Les températures sont fraiches, les températures douces ainsi que le fort taux d’humidité de l’air sont favorable à l’agriculture. Ces deux éléments sont-ils suffisants pour expliquer le peuplement du village Bapa ?

 

 

Ø  VEGETATION

Prédominance d’une savane herbeuse d’altitude parsemée de bosquets, de bois sacrés et de quelques arbres utilitaires (eucalyptus). Dans les bas-fonds poussent les palmiers raphia.

 

Ø  VOIES DE COMMUNICATION

BAPA est situé à :

30km de Bafoussam ;

10km de BANGOU ;

07km de BAHAM ;

240km de Douala ;

300km de Yaoundé.

 

 

Ø  ECONOMIE

§   Agriculture (culture de subsistance) :

Maïs, manioc, patate, igname, haricot, banane, plantain, pomme de terre, macabo, arachide, taro, soja, tomate, choux, pastèque, ananas, épices ;

§   Petit élevage (poulets, porcs, chèvres, moutons, lapins, bœuf) apiculture, pisciculture ; exploitation de sable (sable torrent).

§   L’artisanat (objet d’art, couture, coiffure, menuiserie…)

§   Transport (dominé par les mototaxi)

Commerce (Débit de boisson, mini alimentation, Boisson locale : vin de raphia…)

 

Ø  ECHANGE 

Les marchés sont périodiques sur des sites précis. CHEPTE au marché de la chefferie ; KOUOGOUE marché de KEMTSELA ; le marché de KEMMEUTE ; le marché du carrefour TSEKEM, le marché démission LOUG. Mais aussi à l’occasion des grands évènements (deuil, funérailles…), des marchés spontanés se tiennent sur le lieu des cérémonies, quel que soit le jour.

La communication entre BAPA et les villages voisins ainsi que les quartiers de BAPA s’appuient sur un réseau de piste quasiment praticable  en toute saison en dépit des difficultés de relief.

 

Ø  SANTE

Un centre de santé intégré avec une capacité de  plus de 20 lits d’hospitalisation ;

De nombreux guérisseurs traditionnels.

 

Ø  RELIGION

Cohabitation et même syncrétismes pour les fidèles entre le christianisme et les croyances traditionnelles.

 

Ø  CULTURE

Une semaine traditionnelle de 08 jours donc : LEKOUON, TEMGOU, LEDJOU, CHEPTE, KOUOGOUE, NZESOE, DJEUDJEU ; LIEGAN. Des parures diversifiées De nombreux rites  initiatiques, 

 

Ø  QUELQUES INFRASTRUCTURES

02 écoles maternelles

02 écoles publiques francophones

01 école publique anglophone

02 écoles catholiques

01 école protestante

01 lycée

01 centre de santé intégré

01 paroisse catholique

02 paroisses protestantes (E.E.C)

01 Télé centre communautaire polyvalent

01 SAR

01 Musé

01 poste agricole.

 

 

Ø  QUELQUES SITES TOURISTIQUES

ü  Le musé

ü  La chefferie supérieure, ses LEM, la tribune des fêtes, le marché, etc.

ü  La paroisse st Luc de LOUG

ü  Le grand rocher LOUNG WOU’OU (rocher de la mort) où les BAPA affrontèrent les allemands. certaines sources affirme également que c’est la ou les veuves jetaient le fhoq ;

ü  La grotte de SENG-KWOP (LOUG)

ü  Les lieux sacrés :

·      PFOUONA, (DENPA)

·      TCHUI (TOP)

·      TIMLOUNG (LAGOU)

·      POUKE (STELA)

·      BEU’GWONG (DJEUKOU) etc.

 

 

Ø  MIGRATION

On note deux types de migrations dans Bapa : les émigrations et les immigrations.

 

ü  LES EMIGRATIONS

Elles touchent surtout les jeunes qui partent du village pour diverses raisons. La tranche d’âge la plus touchée par ce phénomène va de 14 à 30 ans. Les uns arrivés au terme de leur cycle secondaire vont continuer leurs études dans les départements disposant des instituts universitaire ou des centres de formation agréent par l’état.

 

 

ü  LES IMMIGRATIONS

Elles sont formées de plusieurs composantes. Ainsi l’on note les enseignants d’école, les responsables d’églises, les agents de santé, des maçons, des gardiens, etc. ces personnes sont affectées dans Bapa dans le cadre des services liés à leurs compétences. La seconde vague à coté de ceux-ci est composée de vacanciers. On retient cependant que les étrangers représentent une proportion négligeable de la population totale.

 

Figure 1 : Carte des villages du département des hauts-plateaux de l’ouest Cameroun

 

 

 

Figure 2 :Carte géographique du groupement bapa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HISTOIRE DU GROUPEMENT BAPA

 

I.      CHEFFERIE DE CONSTRUCTION ANCIENNE MAIS D'UNE INSTALLATION TARDIVESUR LES HAUTS PLATEAUX DE L’OUEST CAMEROUN (ORIGINE DES POPULATIONS)

Bien qu’étant l’une des plus vieilles chefferies Bamiléké à se constituer, la chefferie Bapa est classée parmi les plus récentes à s’installer dans le département des Hauts-plateaux de l’ouest Cameroun.

Certaines sources situent la constitution de la chefferie Bapa vers le XVe siècle dans le Bornou. Mais de façon générale, des auteurs s’accordent sur les premières traces marquantes des Bapa dans le DIAMARE, où aujourd’hui plusieurs personnes ont pour nom Bapa. Fuyant les expéditions militaires des conquérants musulmans, les Bapa migrent alors plus bas vers le Sud, un peu au-delà de Banyo, en un lieu qui portait leur nom. En effet, expliquant l’origine de Bafoussam, certaines  sources affirment : « La tradition orale rapporte que les Bafoussam sont partis de PA région située au-delà de Banyo».Les Bapa  s’installeront ensuite à Ndob  dans l’actuel pays Tikar, puis dans les pays Bamoun. La présence des Bapa dans le pays Bamoun est confirmée par le sultan Njoya qui, dans « Le coutumier Bamoun », signale au Sud de la rivière MVI une mosaïque de chefferies parmi lesquelles PA PA’, PA GAM, PA TIE, PA LENG.

Si  le préfixe PA dans ces différentes appellation désigne « les gens de », on distingue alors les chefferies de BAPA (PA PA’), Bagam (PA GAM), BATIE (PA TIE), BALENG (PA LENG). A partir cette époque, ces différentes chefferies vont chercher à s’installer définitivement à l’exception de Bapa, qui séjournera d’abord à Bamedou.

La raison de cette instabilité des Bapa est évidente quand on cherche à comprendre le mot BAPA. Dans les dialectes Bamiléké, « BA » signifie généralement « les gens de » quant à « PA » dans Bapa, il veut dire littéralement « guetter ». Ainsi, les Bapa sons les guetteurs et un dicton local explicite mieux le sens de ce nom qui dit : « nous l’avons vu chez vous, mais nous le faisons mieux que vous ». Traduction. Les Bapa étaient des gens permanemment à l’affût, observant et étudiant minutieusement les comportements des autres, afin de modeler les leurs. D’ailleurs, dès leur installation ils seront réputés pour la qualité de leurs agents de renseignement. De ce fait, au moment où les autres chefferies s’installaient, les Bapa « guettaient » en vue d’occupé les meilleurs terres, ou même comptaient sur un certain épuisement des Bamoun pour leur déloger et être les seuls à occuper les terres fertiles de Foumban. C’est ainsi que certaines chefferies  telles que la chefferie Bafoussam s’installeront longtemps avant les Bapa, qui attendront la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle pour occuper leur emplacement actuel.

 

II.     TROIS  SIECLES  D’HISTOIRE (HISTOIRE COLONIALE)

 

Installés sur les hauts plateaux depuis le début du 18e siècle, les BAPA y ont connu plusieurs chefs, mais surtout de nombreux conflits avec leurs voisins ce qui a profondément modifié ses frontières territoriales.

Quand on fait l’histoire des Bapa, il est à proprement parler difficile de donner des dates précises. Mais si l’on s’en tient au recoupement historique effectué par certains auteurs, l’installation des Bapa sur le site actuel de leur village remonte au début du 18ème siècle, approximativement vers les années 1709. C’est aux alentours de ces années-là qu’un groupe d’habile chasseur parmi lesquels TCHOUANGMEGNE, DZETCHOUANG, DZEMETCHOH, TADEMGOUO, MEUKEM SEBOUDIE, MEUKEM WAGNE et d’autre, venant de BAMENDOU (localité située dans l’actuel département de la Menoua), arrive dans l’actuel emplacement du village Bapa. Il constate que la région est à la fois très giboyeuse et quasiment inoccupée et décide de s’y installer.  Parmi eux se trouvait un jumeau, TCHOUANGMEGNE. La tradition attachant un mythe de supériorité aux jumeaux, ce dernier cité fût proclamé Roi. De son retour à BAMEDOU pour les formalités de déménagement, il confia la partie sud de son royaume à son frère jumeau BOUMEGNE (l’actuel village BADENKOP).Ainsi TCHOUANGMEGNE allias FETCHOUANG est le premier chef BAPA et le territoire qu’il laisse est très vaste.

Mais déjà dès le règne de FETCHOUANG, les Bapa étaient régulièrement attaqué par les populations qui sillonnaient la région pour mener leurs activités de chasse et de cueillette. Et apparemment, FETCHOUANG serait mort au cours de l’une de ces attaques. Mais ses successeurs réussiront à mettre sur pied une armée forte dont l’invincibilité devint très vite légendaire. La tradition orale rapporte que l’armée Bapa allait au secours de tous ceux qui étaient menacés par leurs voisins et qui sollicitaient leur concours.

Cette force militaire des Bapa se basait sur une connaissance technologique « de pointe », des pratiques magiques et de la cohésion autour du chef. Premier peuple du secteur à fabriqué des fusils traditionnels, les Bapa étaient les seuls à user de « ces armes à feu » pendant les conflits. Cet usage leur valu dans la région le surnom de « TEIGNEMOK » qui signifie producteur de feu. De plus, les agents de renseignement étaient également parmi les plus aguerris de la région.

Aux plans des pratiques magiques, il est dit que l’un des successeurs de FETCHOUANG probablement DOMKOU, qui avait entendu parler de l’invincibilité militaire des Bansoa à cause des fétiches qu’ils possédaient, s’était rendu au près du chef de ce village et avait pu acheter quelques un de ces fétiches. Ce qui avait automatiquement conféré une invincibilité à l’armée Bapa. Quant à la cohésion autour du chef, son impact se fera sentir sous le règne de FANKEMBOU et dans la guerre Bapano-Baham.

                  

III.   FACE A L’ORGUEIL, LA RUSE

Forts de leurs exploits militaires et de leurs réputations, les Bapa étaient devenus intolérant, orgueilleux et arrogant. Principales victime des sévices des Bapa, les voisins coaliseront pour attaquer les BAPA : C’est le début de la « guerre de Chèpté » (Tchoue Chèpté). Malgré leurs efforts, leurs stratagèmes et leurs déploiements, les Bapa seront seulement vaincus mais contraint à l’exil à Bandja (un village dans le Haut-Nkam). Cette défaite s’explique par plusieurs couses.

D’abord, il y a le nombre d’assaillants coalisés. La tradition orale parle communément d’une coalition de sept villages dit-t-on conduit par les Baham.

Ensuite, on cite aussi la mésentente entre le chef FANKEMBOU et ses notables au sujet de bracelet de cuivre. Le bracelet de cuivre est le signe extérieur de la plus haute distinction nobiliaire à Bapa, celle de WAMBE. Il s’agit d’un titre acquis par des personnes valeureuses ayant fait preuve de bravoure et d’engagement pour le développement du village. C’est donc un titre conquis au prix des efforts personnels et non grâce à des naissances. A l’époque donc, en signe de reconnaissance à ses promoteurs de développement, le chef les remettait un bracelet de cuivre. Mais au cours de son règne, FANKEMBOU, probablement mal conseillé confisque les bracelets de cuivre destiné aux nouveaux WABE et les remet a ses femmes qui les portaient au pied.

Las de revendiquer sans succès leurs bracelets pour ainsi dire sacrifiés au luxe des femmes du chef,  les notables entrent dissidence par rapport au chef et s’exilent. C’est ainsi que plusieurs quartiers furent crées dans plusieurs villages par les exilés Bapa. C’est le cas du quartier MBEM et YOM à Bandjoun et de LOUG à Bamena.

Mais plus grave, non seulement les partants trainent derrière eux une importante clientèle et des guerriers, donc réduisaient les ressources en homme de Bapa, mais surtout divulguaient les secrets de guerre des Bapa.

Enfin, troisième raison à cette défaite des Bapa, la possession des armes à feu par les autres villages. Toutes ces raisons réunies conduisent à la défaite des Bapa et leur exige un exil de neuf ans à Bandja où mourût FANKEMBOU. D’où le surnom de PA’ DEM. FANKEMGUIYIM lui succéda. Mais à cause du mauvais traitement que les BAPA y enduraient, FANKEMGUIYIM amène son peuple pour un nouvel exil à BANGOU. Là les Bapa sont installés au quartier LANG. Le chef Bapa construit à Bangou une chefferie de vingt-sept cases, mais reste habité par l’envie de rentrer sur ses terres car, convaincu que l’hospitalité ne sera pas éternelle. Dans le même temps et pour des raisons que nous n’avons pas encore élucidées par l’histoire, les chefs de Bangou et de Banka vont voir le chef BANDJOUN  et lui demandé de faire la médiation entre Bapa et ses voisins, plus particulièrement entre Baham et Bapa afin que ce dernier se réinstalle sur ses terres. FOSTO I accepte. La médiation porte. FOSTO I planta alors à l’emplacement de l’actuelle chefferie Bapa un « YEM » (un arbre de paix qui conférait droit de possession des Bapa sur leurs terres). L’exil à Bangou fut donc de courte durée. Les Bapa retrouvaient leurs terres.

Mais c’était un territoire rongé de toute part car la tradition orale nous rapporte que les limites orientales de Bapa s’étendaient jusqu'à l’actuel marché central de Baham(le marché PFEU).Réduit à la proportion la plus congrue et dont les quatre cinquième constitués de rochers étaient et reste toujours impropre à l’agriculture. Ce territoire, c’est le site actuel de Bapa qui, à la période du grand Bapa était une réserve de chasse. Pourtant, ce territoire suscita dès la réinstallation des Bapa la convoitise des Baham. Mais sans aucun renfort, la riposte des Bapa fut ferme, rigoureuse à la hauteur des souffrances enduré pendant plusieurs années d’exil. Les assaillants replièrent le même jour et depuis lors, les deux peuples vive en bonne intelligence.

 

IV.  FOSTO II DE BANDJOUN ET LA FAUSSE VASSALISATION DE BAPA

A l’issu de la médiation du chef FOSTO I de Banjdoun, le lien profond s’était tissé entre Bapa et Banjdoun matérialisé par d’importants mariages par échanges de femme entre les deux chefferies. Les deux souverains étaient aussi devenus de bons amis. Avec l’arrivé de l’administration coloniale allemande, ils divisèrent l’ensemble du territoire national en vingt districts, Dschang étant le chef-lieu de celui de l’ouest. Ils n’ébranlèrent point les structures gouvernementales villageoises, mais établirent une politique d’annexion systématique et instituant des chefferies supérieures (aujourd’hui chefferie de premier degré) chargées de soumettre les chefferies avoisinantes. Ainsi Banjdoun fut faite une chefferie supérieure couvrant la majeure partie de l’actuel département du Koung-Khi et des Hauts-Plateaux, incluant Bapa. Sous cette colonisation, Les chefferies supérieures avaient pour besogne d’assurer la liaison avec le district, notamment l’envoie des forçats dans les chantiers coloniaux, la coordination de la collecte et l’envoi des taxes au trésor colonial. De ce fait FANGUIYIM et FOSTO I se retrouvaient régulièrement à Dshang. Parfois, ils s’y rendaient ensemble sans que cela traduise un droit d’allégeance d’un quelconque chef vis-à-vis de l’autre. Seulement, les conditions des deux chefs étaient diamétralement opposées : ils n’avaient pas le même âge et n’étaient pas également fortunés.  FOSTO I, plus jeune et plus riche se rendait à Dshang à cheval, alors que FANGUIYIM, ruiné par les guerres, plus éloigné de Dshang et surtout très vieux (il serait mort à cent vingt ans) se faisant porter dans son hamac par ses serviteurs. D’un commun accord, les deux chefs concluent que le chef Bandjoun représentera à Dschang le chef Bapa vieux et impotent. Et de temps en temps, le chef Bapa se rendait pour s’enquérir des instructions du chef-lieu de circonscription. FOSTO I décédé, son successeur FOSTO II a des visées expansionnistes.

En versant la contribution fiscale des Bapa comme le faisait son père, il tente et convainc l’administration coloniale que BAPA est une sous chefferie de Bandjoun. D’ailleurs, de la même façon, FOTSO II vassalisera administrativement et non coutumièrement d’autres chefferies indépendantes telles que Bayangam, Batoufam, Bangang-FOKAM et Bandenkop.  La plupart de ces villages soumis par la ruse profiteront de la première guerre mondiale pour se libérer de la tutelle injuste de Bandjoun. Probablement contacté par les alliés pour se rebeller Contre BANDJOUN, FANGUIYIM, échaudé par l’expérience de l’exil prolongé et devant la répression brutale des Allemands en matière de rébellion, adopte une attitude prudente et met tous ses espoirs en son fils et successeur FANDJUIKEM.

Mais avant que ce dernier ne puisse entreprendre quoi que ce soit, KAMGA II, successeur de FOSTO II, avait fait légaliser par l’administration, le protectorat de BANDJOUN sur Bapa. Pourtant malgré cela, il ne se comportait en suzerain du chef Bapa dans les domaines de la pure tradition Bamiléké. Par exemple, jamais un chef Bandjoun n’a arrêté, encore moins intronisé un chef BAPA. Désemparé par la législation du protectorat Bandjoun sur Bapa, FANDJUIKEM continua à manifester son indignation bien que larvée vis-à-vis de l’injustice de l’administration et nomma l’un de ses fils et futur successeur NOUKIMI.

 

V.    LES ANNEES NOUKIMI : LE TRIOMPHE DE DAVID SUR GOLIATH (HISTOIRE CONTEMPORAINE)

Le chef Bapa FANDJUIKEM n’était pas de foi chrétienne, donc ne connaissait pas l’histoire biblique de David et Goliath. Pourtant il prénomme son fils et successeur David. Comme David de la Bible, NOUKIMI David aura raison du Goliath Bandjoun. Car si les chefs de Bangou et de Banka avaient sollicité l’intervention du chef Bandjoun  pour la médiation entre Baham et Bapa, c’était en considération des capacités militaire et humaine de la chefferie Bandjoun à garantir la paix entre les deux chefferies belligérantes.

Le neuf novembre  1949, des cris en provenance de la chefferie Bapa informe que la chefferie s’est brulée. C’est en ces termes là qu’on annonce dans la localité le décès du chef. FANDJUIKEM n’est donc plus. Le trône est vacant. NOUKIMI David, fils de FANDJUIKEM et de YOUBI, né vers 1927 à Bapa est le successeur désigné. Si dans la Bible, David, le freluquet, muni uniquement de sa fronde a pu triompher du géant Goliath, grand guerrier armé jusqu’aux dents et vêtu de la cuirasse, NOUKIMI, abréviatif de NOUKIMIGUE qui signifie littéralement « les choses arrivent d’elle-même ». Ce nom  NOUKIMI a été expressément voulu par son père qui adressait par ce biais un message aux générations futures afin qu’elles usent de tous les moyens pour réparer cette injustice à eux et aussi imposé par l’administration. De ce fait, la collusion fortuite entre NOUKIMI et David a quelque chose de magique. C’est un programme et une prédiction : NOUKIMI David doit mettre fin à la suzeraineté usurpé des Banjdoun.

Effectivement, sous sa dynamique impulsion, les Bapa vont dénoncer de façon véhémente l’injustice de l’administration coloniale. NOUKIMI David sur ce point a un atout. Comme le chef Bandjoun, il est lettré. Et comme tel, il voie sur ses pièces d’état civil « Bapa-Bandjoun ». Une foi imprégné de la réalité historique, il comprend que c’est un déshonneur. Dès lors, il sensibilise ses sujets autant lettrées qu’illettrés sur le problème et attend l’occasion propice pour passer à l’action. Cette occasion lui est offerte le 23 mars 1953.

Ce jour-là, les autorités administratives sont à Bapa pour des besoins de recensement démographique et fiscal. Comme il est coutume dans les sous-chefferies, les représentants de l’administration sont accompagnés par le suzerain, le chef Bandjoun dans le cas d’espèce. Mais peu avant le début effectif du recensement,  le chef NOUKIMI prend la parole devant tous les Bapa réunis pour la circonstance et dit aux représentants de l’administration que Bapa est et a toujours été une chefferie indépendante et non une sous-chefferie. Par conséquent la population Bapa refuse de se faire recenser en présence du chef Bandjoun.

VI.  HUIT MOIS DE VILLAGE MORT

L’administration voit derrière cette saine revendication, la main obscure d’un parti politique, accuse NOUKIMI David d’être en connivence avec l’UPC et le déporte. Dans le fond, cette accusation, est gratuite, puisque pour prendre leur distance par rapport à la politique et obtenir leur indépendance, les Bapa avaient refusés d’adhérer à quelque parti que ce soit. En tout cas pas à l’UPC.

Sur le terrain, le chef Bandjoun KAMGA insistait à recenser les BAPA. Les conditions d’une guerre étaient remplies. Mais les Bapa sans leur chef, réduit en nombre et surtout à cause de la présence de l’armée coloniale choisissent la résistance non violente. C’est ainsi que les autochtones se dispersent dans les villages voisin et les centres urbains. Ce faisant, ils donnent l’occasion aux Bandjoun  de piller le village et les trésors royaux et même d’emporter les attributs de la chefferie, notamment les crânes des ancêtres Bapa.  Crâne qu’ils rendront prestement car leur attitude était condamnée par les coutumes Bamiléké qui permettent d’emporter de pareils attributs uniquement en cas de victoire militaire d’une chefferie sur l’autre. Ce qui n’était pas le cas de Bandjoun sur Bapa puisque Bapa et Bandjoun n’ont jamais été en guerre l’un contre l’autre.

Dans le même temps, les Bandjoun sillonnaient le village à la recherche de quelques autochtones complaisants et susceptibles de témoigner en faveur des intérêts Bandjoun devant l’administration. Mais curieusement, l’administration se rend compte que tous les Bapa amenés avaient le même nom « PHE GNIE MO » qui signifie : « Même si je mourrais, mon fils n’acceptera jamais. » Au bout de six mois, l’administration demande aux Bapa de rentrer dans leurs villages  car leur chef est déjà en place. Mais à peine étaient-ils arrivés qu’ils reprennent immédiatement le chemin de l’exil. En effet, au fait du chef Bapa, ce n’était pas NOUKIMI David, mais un autre prince Bapa du nom de NGUEUDJE  que le chef Bandjoun avait oint et intronisé. Au bout de deux mois de règne, ce dernier alla rendre compte à son parrain Bandjoun de l’impossibilité qu’il y a à diriger un territoire sans sujets. Mais dès son retour il meurt mystérieusement.

Une fois de plus, NOUKIMI, toujours en déportation est soupçonné responsable et ré appréhendé. Après un an de détention préventive, il est relaxé pour non-lieu et même autorisé à regagné sa chefferie afin de regrouper et d’encadrer son peuple.

 

VII.                DES ACTIONS EFFICACE DE L’ELITE EXTERIEURE

Dans les villes, l’élite Bapa prend conscience de la situation chaotique qui régnait dans leur village et s’engage à soutenir le chef dans la revendication. C’est ainsi que dès 1953, elle se constitue à Douala en une association des ressortissants Bapa, association bien structuré et donc les antennes existent dans les principales métropoles du pays. Le problème de l’indépendance du village Bapa est traité à toutes les séances dans la rubrique « Affaires générales ». Le versement de la contribution fiscale étant la corde sensible de l’administration et enfin  d’éviter tout amalgame entre une revendication juste car historiquement fondé et un acte de rébellion, l’élite Bapa qui cotise déjà pour divers besoins (entretient du chef et des notables en exil, honoraires des avocats, voyage de diverses délégations etc.) met un point d’honneur à l’acquittement des impôts. Elle paie en 1953 non seulement l’impôt fiscal pour l’année budgétaire 1953-1954, mais encore anticipe sur celui dû pour l’année 1954-1955 et ceci pour tous les Bapa imposables, qu’ils résident en ville ou au village. Le chef NOUKIMI David en personne reçoit cette somme qu’il va remettre non plus au chef Bandjoun, mais directement au chef de la subdivision de Bafoussam, qui accepte. Cette acceptation était déjà une reconnaissance ou mieux une confirmation de l’indépendance de Bapa. Le débat était désormais porté sur le plan administratif et juridique. Et en 1957, une séance plénière de l’ATCAM (Assemblé Territoriale du Cameroun) décide de créer des postes administratifs à Bangou et à Bamedjou dans la subdivision de Bafoussam. Avec la création de ces postes administratifs, Bapa et Bandjoun sont placés dans deux unités administratives distinctes. Implicitement l’affaire Bapa est réglée. Un acte juridique le confirme trois ans plus tard. En effet, par autorisation en date du 28 juillet 1960 de Mr le préfet de la région Bamiléké, le chef NOUKIMI David était réhabilité et réinstallé officiellement comme chef supérieur de tous les Bapa. Et le 24 septembre 1984, il est désigné officiellement par arrêté ministériel chef de 2ème degré. C’est dire qu’en 44 ans de règne, il a plus que rempli sa mission prophétique : ramener Bapa à son « indépendance » et faire cicatriser la blessure j’adis ouverte entre Bapa et de nombreux villages donc Baham et Bandjoun. Et la présence de ces chefs supérieurs éventuellement NGNIE KAMGA Joseph, feu chef supérieur Bandjoun, aux obsèques officielles de sa majesté NOUKIMI David en septembre 1993 est une preuve que la hache de guerre a été définitivement enterrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIII.BIOGRAPHIE DE SA MAJESTE NOUKIMI David

ETAT CIVIL

NOUKIMI David 

Né vers 1927 à Bapa

Décédé le 25 Aout 1993, laissant près d’une trentaine de femme et environ deux cent enfants.

FONCTION

Chef supérieur Bapa du 10 Novembre 1949 au 25 Aout 1993.

Affranchit Bapa de la tutelle usurpée de Bandjoun.

Amorce le développement du village.

ACTIVITE :

POLITIQUE

Membre du bureau de la sous-section RDPC de Bangou.

Conseiller municipal à la commune rurale de Bangou depuis 1961

 

ADMINISTRATION

Chef supérieur de deuxième degré.

Assesseur au tribunal du premier degré de Bafoussam

Officier d’état civil du centre spécial de Bapa

ECONOMIE

Agriculteur, éleveur

Délégué de la section coopérative de BANGOU

Délégué du centre coopératif de Bapa

Membre du conseil d’administration de la CAPLAMI (coopérative agricole des planteurs de la MIFI)

 

CULTURE

Chanteur, batteur, danseur.

Conseiller provincial en cultures traditionnelles

Conseiller national en cultures traditionnelles

Leadeur du groupe de danse traditionnelle KOUGANG à divers festivals à travers le monde (DAKAR 1969 ; LAGOS 1977 ; Allemagne, Douala…)

DISTINCTIONS HONORIFIQUES

Chevalier du mérite agricole

Chevalier du mérite Camerounais

Diplôme de reconnaissance et d’appréciation  de l’association nationale des danses traditionnelles du Cameroun (diplôme décerné à titre posthume).   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE

Ø  BAPA rend hommage à son roi sa majesté NOUKIMI David I ;

Ø  Eau de source numéro 01 d’octobre et novembre 1993 ;

Ø   KEMMOGNE, Robert. La fièvre de la succession, (SOP KUITCHOUE) Mars 2004 ;

Ø  Rapport de stage de decouverte du milieu humain (localité : Bapa, arrondissement/district : Bangou, Département : Mifi, Province : OUEST) Par FANMENI Joseph.première année, deuxième promotion du cycle des ingénieurs des techniques agricoles. Janvier 1992.

Ø  WWW. Faceboock.com/royaume Bapa, Bapa unis

Ø  WWW.communautébapa.org

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Coordonnateur des rédactions :

Luc BOUKAM (TABWIEU MEKEM SOBOUDJE)

Rédaction :

 Simplice SIMO (Nkuipou Tsinfang), Jonas YOUTE

Comité de lecture :

DOMFANG André

NOUBE Alexandre

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NOVEMBRE 2017